Le conseil consultatif monte au créneau

Le Conseil consultatif de la commune de Ouaguenoun s’est réuni dans la matinée de jeudi dernier, l’ordre du jour a été l’étude du dossier du PDAU (Plan directeur de l’aménagement de l’urbanisme), qui a été réalisé récemment par un bureau d’étude au profit de cette commune.

Plus précisément, c’est l’atelier de stratégie et développement du Conseil consultatif qui s’est réuni, et ce sous la présidence de Ali Belkhi, maire de cette commune. En plus des deux vice-présidents de l’APC, il a regroupé également près d’une trentaine de membres de ce conseil. Parmi eux, des architectes, des experts et des universitaires.

Des cartes topographiques réalisées par ce bureau d’étude ont été affichées, des documents ont été passés au peigne fin. A l’unanimité, les participants ont dénoncé avec énergie la tâche réalisée par le bureau d’étude Bet Urto qualifié de « non sérieux » et « réalisé avec célérité à l’intérieur d’un bureau, sans prendre le soin de sortir sur le terrain ».

Selon les participants, le travail a été réalisé sans consulter les services techniques de l’APC. Du fait qu’il est jugé « incomplet, incohérent, risque de compromettre le développement futur de la commune », dénonce-t-on.

Plusieurs anomalies ont été soulevées par les élus et les membres du conseil. L’on cite à titre d’exemple : l’étude portant sur les données et statistiques datant de 1977 à 1997 : un CEM considéré tel un lycée, nouveau établissement réalisé non recensé, confusion entre chemins communaux et wilayals, non définition de la nature juridique des terrains, non recensement des sites historiques. Etude hydraulique, non prise en considération ; non indication des routes reliant les villages ; non prise en considération de la protection de l’environnement… etc. « Ce n’est pas sérieux, une année de travail pour nous présenter une étude inacceptable », accuse le maire.

Tout au long de la réunion, l’étude confiée par la DUC de Tizi Ouzou à ce bureau d’étude n’a cessé d’être critiquée, et même ridiculisée, vu les incohérences et les faussetés qu’elle contenait.

La discussion a porté sur l’existence de l’entreprise Edimco qui est délocalisée de cette localité depuis plus de 10 ans. Les membres ont aussi parlé du document ayant sanctionné cette étude. « Vous pouvez le consulter. A l’intérieur, vous pouvez trouver de la littérature. Il est identique à celui réalisé pour toutes les autres communes de la wilaya. Ils n’ont fait que changer les noms. Pis, à Ouaguenoun, ils se sont basés sur des données datant de 20 ans. A cet effet, nous rejetons et nous refusons catégoriquement un tel travail-bricolage », déclare de nouveau le P/APC. Comme riposte, l’APC et le Conseil comptent saisir par écrit le bureau d’étude concerné pour rectifier le tir et revoir leur l’étude.

Et à un membre du Conseil de conclure : « A défaut, le plan faisant force de loi pendant plus de 20 ans, risque de devenir un outil de blocage de la commune au lieu d’être un outil de travail et de développement. A cet effet, pas question de laisser compromettre l’avenir de notre commune ».

Mourad Hammami