Rush sur les asperges

A peine les premières asperges font-elles leur apparition durant le deuxième quinzaine de janvier — une précocité qui émeut plus d’un — que c’est déjà une ruée généralisée sur ce légume sauvage très convoité.

Depuis la mi-janvier à ce jour, la collecte des asperges a atteint son rythme de croisière. A cette campagne rituelle qui revient à la même période de l’année, nombre d’enfants et adolescents se font un plaisir d’y participer. Pour certains, les asperges engrangées au terme d’une randonnée laborieuse servent à concocter un plat exquis copieusement consommé en famille, après un rajout d’œufs et d’épices dont raffolent les moins gourmands. Pour d’autres jeunes qui vont accomplir un ratissage — marathon jusque dans la région des Bibans, 20 km à l’est de Béni Mansour — et passer au peigne fin bien des champs où cette culture sauvage a prospéré à la faveur des dernières pluies, il s’agit, d’un exercice purement mercantile.

Car en fin de journée harassés et blessés aux mains par les plantes épineuses qui produisent le délicieux produit du terroir, ils proposent tout simplement à la vente, d’importantes quantités d’asperges récoltées. C’est donc un petit boulot provisoire et de l’argent de poche assuré.

F. Z.