Du sang nouveau pour la Kabylie !

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La presse n’arrête pas de faire état de blocages de communes kabyle : présidents démissionnant, exécutifs paralysés par le boycott des élus, citoyens fermant les mairies, parce que mécontents de la gestion…

Il n’y a pas de doute que les élus de Kabylie ne font plus l’unanimité des électeurs, lesquels ont pourtant voté pour eux. En fait, un grand nombre d’assemblées populaires sont en proie aux luttes partisanes, chacun luttant pour assurer sa place ou sa prédominance au sein de l’exécutif. Résultat : ils se préoccupent peu du sort des citoyens, le plus souvent livrés à eux-mêmes.

On sait dans quel état déplorable se trouvent les routes, les réseaux d’eau potables. Les hôpitaux se délabrent, les enfants tremblent de froid dans les écoles, les cantines se comptent sur le bout des doigts. Quant aux logements sociaux, ils sont si peu nombreux qu’à chaque distribution on frôle l’émeute… Les élus, eux, se perdent en conjectures, quand ils ne se livrent pas des batailles rangées dans l’enceinte des mairies. La Kabylie a trop longtemps souffert de l’hégémonie de partis qui se croient mandatés, ad vitam aeternam pour la gérer ou mieux, la dominer. La Kabylie n’a besoin ni de zaïms ni de superdémocrates qui ont montré leur incapacité à la gérer et à la développer. La Kabylie a besoin d’un sang neuf : de vrais démocrates engagés dans le combat pour l’union, la démocratie et la République et, avant tout, pour le développement et le bien-être des citoyens.

Tous les citoyens, ces mêmes citoyens s’en rappelleront aux prochaines élections.

S. Aït Larba

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