Pistes, alimentation en eau potable, réseaux d’assainissement, infrastructures pour jeunes : ce sont là les grands chapitres revendiqués par une population rurale. Mais à Ath Laâziz, une commune située à 10 km au nord du chef-lieu de la wilaya de Bouira, aucun chapitre n’a été satisfait à ce jour. A commencer par l’approvisionnement en eau potable : plusieurs villages et bourgs demeurent privés de ce liquide. Pour exemple, les habitants des villages de Chekouh, Ighechame, Ibousatathen, Idjamâthen, Ivoughardhanen et Ikhedachen endurent la pénurie de ce liquide vital depuis belle lurette. Il est utile de souligner que la commune d’Ath Laâziz a bénéficié de quelques projets pour la réalisation de châteaux d’eau et des réservoirs de renforcement mais la totalité n’est pas concrétisée sur le terrain. L’exemple de Chekouh est assez frappant : les habitants ne savent plus à quel saint se vouer. Pour rappel, les autorités locales ont débuté un réservoir avec une enveloppe de 2 millions de dinars octroyée par l’Assemblée populaire de la wilaya de Bouira malheureusement, cette opération est abandonnée. A défaut, les responsables locaux ont contraint la population à procéder elle-même aux branchements, chose refusée catégoriquement par les habitants. Au contraire, c’était un tribalisme et un régionalisme qui s’était installé entre les citoyens puisque quelques-uns avaient sollicité des responsables locaux de procéder par leurs moyens aux branchements. Cela à contraint les habitants de Thamsawth, une grande partie du village Chekouh, à s’y opposer. Face à cette rude situation, les familles se trouvent obligées d’aller puiser l’eau aux rivières. Un autre cas aussi est à signaler : il s’agit du village Ikhedachen où, pour rappel, des citoyens se sont opposés à l’implantation d’un château d’eau dans l’enceinte d’une école primaire, ce qui constituait un danger pour leurs potaches. Notons que la région d’Ath Laâziz est une zone riche en sources d’eau mais qui sont malheureusement inexploitées. C’est le cas des sources d’El-Anassar, Thala “Bdmrig”. Par ailleurs, la quasi-totalité des pistes sont toujours sans bitume. Les chemins desservant Chekouh vers Malla, sur un rayon de 3,5 km, la piste d’Ivoughardhanen et d’Ighellathen sont impraticables. Aucun chemin n’a été bitumé durant la mission des responsables locaux. Le secteur de la jeunesse est aussi marginalisé : on constate des bricolage et du sabotage, à l’exemple d’une aire de jeu de Malla à plus de 500 millions de centimes sont dépensés pour rien. En revanche, l’espace de jeu est devenu une décharge mise à la disposition d’un entrepreneur chargé des travaux du lycée, tout comme des responsables ont affiché leur sourde oreille quand il s’est agi de l’avenir d’une association sportive. Les jeunes ont sollicité l’intervention de l’ex-maire afin de rappeler à l’ordre un président défaillant, mais en vain. Notons qu’aucune association sportive n’active dans la commune d’Ath laâziz. D’autres part, on remarque des infrastructures abandonnées, comme le groupe scolaire de Bezzit-Haut et le stade communal d’Ikassarien, ce qui laisse entendre encore que la population d’Ath Laâziz n’est pas marginalisée par les pouvoirs publics mais qu’il s’agit bien de l’incapacité des élus locaux. Un point qu’il faut prendre en considération à l’avenir : le maire doit être instruit et un suivi des pouvoirs publics est exigé.
Amar Fedjkhi
