L’Algérie peut s’enorgueillir de posséder un nombre élevé de zones humides, lacs, étangs, sebkhas, où vit une flore et une faune protégées par la loi.
Zones de toute beauté, d’une diversité biologique admirable, qui constituent de véritables coins de paradis, rappelant ce que la nature était avant l’intervention destructrice de l’homme. Ces zones constituent aussi pour les pauvres citadins que nous sommes, épuisés par le rythme de la vie moderne, enfumés par la pollution et gorgés de fatigue et de stress, des lieux de repos et de détente.
Aux 42 zones humides existant actuellement, il est prévu d’en ajouter de nouvelles. Ce sera autant de lieux de beauté et de plaisir, autant d’espaces protégés, et notre pays a été félicité, pour les efforts qu’il fait pour sauvegarder l’environnement. Mais ces efforts, hélas, ne suffisent pas, puisque des menaces pèsent sur ces zones.
Des menaces qui viennent de riverains inconscients qui y déversent toutes sortes de déchets, gravats, eaux usées, remettant en cause des équilibres très fragiles. Des espèces animales déjà menacées et qui auraient sans doute disparu sans le statut protecteur de zone humide de leur espace, risquent réellement de disparaître. Il faut dire que beaucoup de gens ignorent l’importance écologique de ces zones dans lesquelles ils ne voient que des espaces verts ou des lieux de promenade.
C’est pourquoi des campagnes d’information sont nécessaires. Elles doivent même faire partie des mesures de protection de ces zones.
S. Aït Larba
