La résurgence des constructions anarchiquesinquiète

l La croissance démographique a eu pour conséquence une extension immobilière considérable à l’est et au nord du village. En effet, à l’est, aux alentours du stade, des habitations poussent comme des champignons sans doute à la faveur de l’aide du FONAL, octroyée par l’Etat, dans le cadre de l’habitat rural.

C’est le rush sur le foncier, devenu rare au centre du village. Au nord, un nouveau village se dessine après qu’un terrain isolé, appartenant à un particulier, a été vendu à une quarantaine d’acquéreurs lesquels espèrent obtenir l’aide de 50 millions de centimes, dans le cadre de la formule du logement rural. Qu’est-ce qui inquiète donc les autorités de daïra et les élus locaux? Tout d’abord, a-t-on appris, le chef de daïra voudrait en savoir plus sur les transactions foncières qui ont pris un rythme infernal en 2006. Selon notre source, le premier responsable de la daïra a demandé, lors d’une récente réunion avec des élus de l’APC de Boudjellil, une sortie sur les lieux pour réaliser une étude technique. Son souci est que si ces terres sont dans l’indivision, les acquéreurs ne pourront pas avoir accès à un certificat de possession qui leur ouvrirra droit à l’aide de l’Etat à la construction. Si le terrain appartient au vendeur, s’interroge-t-on, pourquoi n’a-t-il pas recouru à la procédure organisée et légale de pour la vente ? Toujours selon notre source, l’APC entend envoyer sur le site où a eu lieu le rush sur le terrain cédé en parcelles de 400 à 600 m2 en moyenne à raison de 200 à 300 DA le m2, une commission pour s’enquérir de la situation. Relever l’état des lieux, pour mieux apprécier les voies et moyens d’une viabilisation, c’est l’objectif assigné à cette sortie sur le terrain des services techniques. Il sera aussi question de signifier aux acquéreurs de ces terrains le strict respect de règles fondamentales géométriques pour mettre en adéquation l’évolution des constructions avec le temps et les paramètres d’espace nécessaire au passage des commodité d’accompagnement des futures habitations (AEP, assainissement, routes, électrification rurale). Pour les responsables locaux ou de daïra, il n’est pas question de laisser pousser un nouveau village dans l’anarchie qui poserait des problèmes insolubles en matière de viabilisation. En bref, il s’agit de ne point rééditer le scénario de la construction illicite qu’a connu le village à la fin des années 70 et dont on conserve encore les stigmates !

Z. F.