L’abattoir municipal de la commune de Boghni connaît ces dernières années une baisse d’activité comparativement à un passé très récent, dans lequel cette structure assurait presque la totalité des abattages du cheptel destiné à la commercialisation des viandes rouges. Situé juste à l’entrée du marché hebdomadaire, ce bien public que gère l’APC est abrité par un bâtiment spacieux propre et disposant de tous les équipements nécessaires à l’abattage des ovins et des bovins ainsi que le contrôle et la conservation des viandes. Mais, à l’extérieur, il est facile de constater la dégradation de l’environnement, notamment dans les alentours lequel se caractérise par l’amoncellement des déchets jetés par les marchands des fruits et légumes. Indépendamment de ces aspects qu’il faudra sans doute prendre en charge pour parer à tout risque sur la santé publique, il y a lieu de signaler que la régression de l’activité est due essentiellement à la concurrence du privé, notamment après l’ouverture d’un abattoir dans la commune voisine de Mechtras.
De ce fait, l’ancien exécutif communal de l’APC de Boghni a pris l’initiative d’établir en commun accord avec ses partenaires de Mechtras un plan de partage des journées de travail pour les deux structures.
Ainsi, les journées d’ouverture de l’établissement ont été réduites à trois seulement, ce qui a causé des pertes considérables en recettes pour la trésorerie communale. Ces pertes se chiffrent en dizaines de millions de centimes. Pour mettre fin à cette situation, certains observateurs locaux pensent qu’il est temps de céder cet abattoir à un privé, car en préconisant une telle solution, la commune assurera des entrées en argent par voie de location. En fin, du côté de l’exécutif communal, on suggère sa réhabilitation et l’élargissement de son espace pour accueillir d’autres activités, à savoir regrouper les vendeurs de poisson sur le même lieu.
M. Haddadi
