A l’occasion du premier salon de l’apiculture et des produits de terroir, l’Association des apiculteurs de la wilaya de Béjaïa a fait sept recommandations aux pouvoirs publics pour “un bon développement de l’apiculture”.
Il est indispensable, estiment-ils, de veiller à la santé de l’abeille si l’on veut avoir des colonies saines et fortes au moment des miellées donc améliorer la production de miel car “la majorité des apiculteurs ne peuvent pas se permettre l’achat de traitements”. Les professionnels sollicitent un soutien ou une campagne nationale de lutte anti-varroa. Ils rappellent qu’il ne faut pas oublier que l’utilité de l’abeille n’est pas uniquement dans la production du miel mais qu’elle est également la sentinelle de l’environnement en général et de l’agriculture en particulier. Après plusieurs programmes de développement, ils estiment qu’il faut tirer des leçons de l’échec dont l’une des causes principales serait le manque de la formation et l’absence de la mise à niveau des bénéficiaires de ruches. Etant donné qu’il n’existe pas actuellement d’établissements dispensant des formations dans cette filière, ou alors insuffisants s’ils existent tels que les ITMAS, en attendant que les pouvoir publics prennent en charge la formation dans ce domaine, il y a lieu de soutenir les associations dans l’organisation de journées d’information, de séminaires et pour la prise en charge de professionnels étrangers en vue de formations pour bénéficier de leur expérience. Les apiculteurs demanderont des facilités d’accès aux crédits bancaires et l’allégement des procédures administratives afin de faciliter les modalités de transhumance sur les forêts. “La conservation des forêts doit encourager la transhumance pour la protection des espaces forestiers”, estiment-ils. Il convient d’indemniser les pertes en cas de catastrophes naturelles, comme cela a été le cas en 2005 avec les chutes de neige où l’on a vu la disparition de presque 60% du cheptel apicole et d’introduire une filière apicole dans les lycées et CFPA.
C. P.
