Faible récolte oléicole

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La culture oléicole dans les hautes montagnes de Fort-National se caractérise par une production de très bonne qualité. Les producteurs misent sur la qualité et mettent l’accent sur les terroirs, les variétés locales, le savoir-faire des oléiculteurs et des mouliniers. Cette démarche laisse prévoir un développement durable mais lent des huiles des Ath Irathen.

Cependant, la production oléicole de la saison en cours est relativement faible, comparée aux années précédentes où plusieurs milliers de quintaux d’olives ont été triturés.

Ce qui a provoqué une flambée des prix de “l’or kabyle”. En effet, le prix du litre de cette huile est fixé entre 350 et 400 DA, cela varie entre les huileries (modernes et traditionnelles) alors qu’il n’a jamais franchi les 250 DA auparavant.

La principale raison de cette faible récolte est incontestablement climatique, à savoir la longue période de sécheresse qu’a traversé la région où la chaleur a eu raison des floraisons des arbres.

Mais aussi l’âge très avancé des oliviers à Larbaâ, d’où le manque d’une politique de rajeunissement avec de nouvelles plantations et de régénération des arbres. A cela s’ajoute la mécanisation non adaptée à cause du relief montagneux et accidenté, la pénibilité de l’activité et la déperdition des potentialités humaines, en termes d’expérience.

La relève n’est que très timidement assurée par les nouvelles générations qui préfèrent d’autres gagne-pain moins pénibles physiquement et plus porteurs économiquement.

Cela dit, la courbe persiste dans sa chute entraînant avec elle une véritable économie locale à la banqueroute d’un produit “tendance”, reconnu pour ses vertus thérapeutiques, gustatives et alimentaires.

K. Fridi

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