Halte aux harcèlements des enseignants de tamazight !

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Les enseignants de langue berbère subissent chaque jour des harcèlements draconiens de la part de leurs tutelles hiérarchiques. Même si certains méfaits subis sont le produit de quelques responsables zélés, isolés et camouflés dans des directions locales, il n’en demeure pas moins que le ministère de l’Education nationale, sans cesse informé et publiquement, donne la nette impression d’une complicité tacite et flagrante. Comment expliquer alors qu’une décision prise par les plus hautes autorités du pays se voit ainsi non appliquée sur le terrain et même bafouée ? Tout porte à croire qu’il y a prolongement de cette complicité tacite au niveau de ces hauteurs d’autorité. A cela s’ajoutent les curieuses attitudes politiques totalement exentrées des masses. On peut donc conclure que tout le monde est intéressé par le non-règlement de la question amazighe tant elle est un facteur et un alibi politiques mobilisateurs. Les enseignants sont alors seuls à faire les frais sans qu’aucun ne leur viennent en aide. Le HCA, de part ses prérogatives et la délégation des archs qui dialogue avec le pouvoir doivent impérativement exiger le règlement immédiat et définitif de cette situation. Au moment où le militantisme, qui était nécessaire du temps de la répression et de la non-reconnaissance du fait berbère, a laissé place à une prise en charge autrement plus professionnelle de l’enseignement du berbère on ne comprend pas du tout cette situation dans laquelle se retrouvent nos enseignants. Le harcèlement des enseignants de tamazight est plus qu’à dénoncer. Il est condamnable, et ce, quelle que soit sa nature et sa provenance.

Abdennour Abdesselam

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