On l’a déjà dit — mais on ne le dira jamais assez — que la ville de Fréha vit une anarchie quasi totale. Celle-ci ne cesse en fait de prendre de l’ampleur avec notamment le marché informel qui s’est y installé depuis quelque temps déjà et qui s’accroît de jour en jour. C’est surtout le centre-ville qui est devenu comme un véritable marché quotidien. Se promener dans cette localité n’est pas du tout chose aisée : tout ses trottoirs mais aussi les chaussées sont squattés par des commerçants de tous bords et qui n’hésitent pas à exposer leurs marchandises à même le sol, sinon des étalages de fortune, les malles de voitures garées un peu n’importe comment et n’importe où font l’affaire. A cela, il faudra ajouter les stationnements anarchiques des autres qui mettent souvent en difficulté la circulation routière dans cette même-ville de Fréha, passage inévitable pour rallier Azzefoun, Aghrib, Timizart, entre autres contrées encore.
Cela pour dire que la localité de Fréha connaît un trafic routier intense. Ce qui fait qu’aux heures de pointe et les week-end, notamment, la circulation devient dense et lente avec des bouchons qui peuvent aller jusqu’à plusieurs dizaines de mètres. En somme, c’est la population locale qui souffre le martyre dans cette situation alarmante qui n’a fait que trop durer. Une situation que plus d’un expliquent par l’absence de l’Etat dans cette localité dans la mesure où celle-ci n’est pas encore dotée d’un service d’ordre ou d’un quelconque corps sécuritaire qui pourra faire respecter la loi. Il est vrai en effet que les écrits et les mises en demeure des autorités locales se sont avérés insuffisants pour remettre de l’ordre et remettre à l’ordre tout le monde.
Le chômage : l’autre réalité
En outre, ce même état des lieux peut nous renseigner, dans un autre registre, sur le taux de chômage qui frappe de plein fouet la localité de Fréha, laquelle manque par ailleurs terriblement d’infrastructures pouvant absorber la masse juvénile. Ces « marchands » squatters » n’ont certainement trouvé que ça à faire pour gagner leur pain.
Ils ont dû tenter leurs chances ailleurs avant de se rabattre sur cette activité, une activité dictée en fait par une situation sociale peu reluisante à laquelle se trouvent livrer des pères de famille.
Un recours inévitable pour eux. « Qu’on me donne un travail et je quitterai les lieux sur le champ », nous a dit en substance l’un d’eux. Tous les autres ont dit la même chose. Il faudra d’ailleurs se demander si l’on doit un jour chasser tout ce beau monde qui fait de Fréha un grand marché. Ou doivent-ils se retrouver ? Ne doit-on pas penser à leur avenir en leur proposant une alternative ? Il faut reconnaître en outre que le marché informel offre un choix idéal pour la population locale, laquelle trouve son compte avec les prix abordables proposés pour les mille et une choses exposées ici et là à travers la ville de Fréha.
M. O. B.