Prospère, même dépourvue de moyens

Boumia n’est qu’à 1 km d’Aomar. En allant vers Bouira, une centaine de maisons éparses apparaissent au tracé du vieux bâti, accueille le regard qui s’y attarde. Ceci, de prime abord, renseigne sur la culture du « compter sur soi » de ses habitants.

En raison de sa proximité du chef-lieu de la commune et de sa situation démographique peu alarmante, les infrastructures d’intérêt public, représentant les secteurs de l’éducation, et les télécommunications ne s’y imposent pas pour l’heure. Mais ce qui l’est par contre, et qui fait cruellement défaut, est l’inexistence d’un réseau d’eau potable malgré l’implantation de Boumia sur d’importantes nappes d’eau.

A l’absence de cet élément vital s’ajoute la promesse jusqu’à maintenant vaine de raccorder le village au gaz naturel.

Contraints à ne compter que sur soi, pour pallier à cette urgence la priorité a été donnée aux creusements de puits individuels ayant pour objectif premier la satisfaction de la consommation quotidienne. Ensuite a germé l’idée de créer une petite et dynamique industrie grâce à la disponibilité de l’eau.

Ceux qui s’y rendent n’y vont que pour s’approvisionner, seulement en hiver. On y remarque une affluence record vers les huileries ; en été aussi un mouvement ininterrompu de visiteurs cible les productions locales de miel et de poterie. Malgré l’insatisfaction des besoins sociaux relevés, et auxquels on peut joindre le problème du transport scolaire, une sensation de bien être et de prospérité se dégage de ce regroupement de maisons.

N’ont-elles pas alimenté en eau les villages de lointains hameaux, et cela des années durant ?

A. Cherif