Encore l’hypertension

On a de nouveau attiré l’attention sur les risques de l’hypertension artérielle au 5e congrès de la société algérienne de l’Hypertension artérielle, qui s’est tenu récemment à Oran.

On se rappelle que la même société, dans son 4ième congrès, avait annoncé que 35% des Algériens étaient atteints de cette maladie, soit huit millions de personnes, ce qui nous rapproche des pays industriels où cette maladie fait également rage.

A ce cinquième congrès, des spécialistes algériens, français, marocains et tunisiens sont intervenus pour débattre des différents aspects de cette maladie, de ses complications ainsi que de son traitement et de sa prévention.

Si l’hypertension est tellement redoutée, c’est surtout pour ses complications : elle peut, en effet, causer des dommages, parfois irréversibles aux cœur, au cerveau et au rein, elle peut handicaper gravement le malade, voire causer son décès.

A l’origine de cette maladie, il y a de nombreux facteurs, comme l’alimentation trop riche en graisse et trop pauvre en légumes, l’absence d’activité physique, le tabagisme, le diabète, le surmenage. Il y a aussi le stress causé par les difficultés de la vie ainsi que par la décennie noire : la peur des explosions, des assassinats, l’insécurité ambiante, ont certainement participé à la montée en flèche de la maladie.

Une maladie qui coûte de plus en plus cher à la collectivité. Aujourd’hui, les médecins jouent sur la prévention, en recommandant une hygiène alimentaire plus sain et de l’activité physique.

S. Aït Larba