Les partis ont commencé à affûter leurs armes en prévision des législatives. On prépare les discours, les affiches, en vue de séduire un électorat aujourd’hui désabusé, notamment en Kabylie où les partis traditionnels possèdent l’art du mentir vrai.
L’art, comme chez les écrivains de présenter les choses comme la vérité, tout en sachant qu’il ne s’agit que de fiction, l’art de promettre tout en sachant qu’on ne tiendra pas les promesses que l’on fait : routes, les barrages, les écoles, la justice pour tous, la culture,, tamazight : tout sera bon pour tromper une fois de plus les honnêtes citoyens.
Même si les bilans de plusieurs années de gestion sont négatifs, même si la Kabylie a été ruinée, désorganisée, plongée dans le désarroi… Mais cette fois-ci, il ne sera pas facile, comme les autres années, de faire prendre aux gens les vessies pour des lanternes, parce que le RCD et le FFS ne seront pas les seuls sur la place.
Cette fois-ci, il y aura une autre force, l’UDR : c’est certes un jeune parti, de surcroît non encore agréé, mais apporte de nouvelles idées, un projet de gouvernance et de gestion, à la fois cohérent et généreux, nourri de valeurs démocratiques, ouvert sur l’avenir et sur le monde. La Kabylie a aujourd’hui besoin de sang neuf, d’hommes intègres et compétents qui corrigent les erreurs du passé et qui rendent l’espoir à sa population.
L’Etat a souvent manifesté, ces dernières années sa volonté de doter la région de budgets conséquents pour la sortir du marasme. Cela ne se fera qu’avec de nouveaux élus.
S. Aït Larba.
