« La Kabylie m’a charmé et la femme kabyle est en net progrès »

Lors de notre visite effectuée jeudi dernier au niveau de la Maison de jeunes d’Azazga qui fêtait la Journée de la femme, nous avons été particulièrement attiré par une exposition d’objets divers installée dans une salle pleine à craquer, où pouvaient se voir mille et une choses. A notre grande surprise, nous apprenons que ladite exposition est l’œuvre d’une Suisesse. Nous oublions alors son exposition pour nous consacrer à sa personne. Une Suisesse exposant à Azazga, avouons que c’est curieux ! Agée d’une quarantaine d’année, elle s’appelle Christiane Ibersiane. Ses amis l’appelle Chris. Nous apprenons lors de l’entrevue qu’elle nous a gentiment accordé, qu’elle s’est installée avec son mari Kabyle à Tamasit, dans la commune d’Aghrib il y a « un peu près un an et demi », dit-elle. Nous lui demandons comment elle a pu être convaincue de venir en Algérie malgré ce qui se disait et ce qui se passait dans ce pays : « Figurez-vous que c’était moi qui avait insisté auprès de mon mari pour venir ici. Je me suis dit lors de nos différentes visites effectuées pendant les vacances qu’il y a mille et une choses à faire ici. Et puis, je ne prêtaits pas attention à ce qui se dit sur votre pays. Et à ce que je vois, l’Algérie a presque sortie la tête de l’eau », nous a-t-elle dit. Et comment a-t-elle trouvé la Kabylie ? Réponse : « La Kabylie est belle, accueillante, elle m’a charmé dès mon premier séjour. Ici, les gens sont gais, chaleureux. Je vais peut-être vous surprendre mais je dois vous dire que j’ai vécu plus de sept ans dans un immeuble en Suisse sans connaitre mon voisin. Toute la différence est là ». Concernant la femme kabyle, Chris a dit que celle-ci n’a pas encore atteint l’idéal dans ses droits et son évolution. « Je dois parler seulement de la femme rurale puisque c’est elle que je côtoie quotidiennement. Je crois que la jeune Kabyle est en progrès malgré des insuffisances », nous dit-elle. Pour revenir à l’exposition, Mme Ibersiane nous a informé qu’elle confectionne ses bijoux à base d’une pierre appelé « swarovski » qu’elle ramène d’Autriche. Actuellement, elle a ouvert une boutique en créant pas moins de cinq postes d’emploi, tous pour des femmes. « Ce n’est que le début. . « , assure-t-elle. En outre, Mme Ibersiane qui plaint quelque part la femme rurale kabyle, a aussi ouvert une salle de gymnastique pour femmes et une bibliothèque à Tamasit. Elle se spécialise aussi dans la confection de tricots, comme elle donne des cours de français pour les enfants. « C’est vraiment une chance pour nous d’avoir une femme pareille parmi nous », a tenu à témoigner une des stagiaires de Mme Christiane Ibersiane.

M. O. B.