La maladie de la grippe aviaire refait surface. Ainsi, le sensibilisation est lancée comme partout d’ailleurs. Du côté des décisions, il a été décidé d’interdire la vente des volailles au marché comme ce fut le cas pour l’année dernière.
Les endroits réservés à cet effet sont nettoyés et chaulés. Interrogée, une vétérinaire nous a expliqué que si aucun cas n’a été enregistré dans notre pays jusqu’à présent, il faudrait tout de même prendre toutes les dispositions afin d’éviter toute catastrophe.
« C’est maintenant que la vigilance doit être de mise car c’est la période du déplacement collectifs de milliers d’oiseaux sur de grandes distances et n’oubliez pas que nous avons trois barrages d’eau sans compter les retenues collinaires », a expliqué par ailleurs notre interlocuteur. L’heure est donc à la sensibilisation. Avant-hier, deux vétérinaires accompagnés du docteur du lycée Ali-Mellah,
M. Yahiaoui ont tenu une conférence où ils sont revenus longuement devant les élèves sur les moyens préventifs et autres.
Dans leur intervention, tour à tour, ils ont démontré aux lycéens les dangers du virus H5 N1. En tout cas, les élèves ont apprécié cet exposé. Au niveau de la subdivision agricole, c’est la même chose.
« Le dispositif de prévention est toujours maintenu », nous a appris un agent communal de vulgarisation agricole. L’interdiction de la vente du poulet vivant a influé sur le prix de cette viande tant convoitée par les acheteurs, notamment le jour de marché.
Son prix a atteint chez les vendeurs de volailles deux cent quatre-vingts dinars le kilo. Cette hausse est ressentie aussi par les restaurateurs. Le prix du poulet à emporter est lui aussi revu à la hausse.
L’inquiétude est du côté des éleveurs non encore agrées car ils ne pourront plus transporter ces volailles d’un lieu à un autre.
Certes, à ce niveau les moyens de contrôle existent, mais il ne faudrait pas oublier que des jeunes continuent à vendre des grives et autres oiseaux capturés en s’installant sur les axes routiers de la région. Faudrait-il interdire cette chasse ?, se demande-t-on.
C’est un risque majeur quand on sait que ces oiseaux arrivent des pays où des cas ont été enregistrés. Cela étant, en dépit de la frustration des uns et des autres.
Il y va de la santé publique.
Amar Ouramdane