En dépit des énormes efforts consentis par l’Etat pour assurer aux Algériens des logements, on apprend que près d’un millions de logements sont en souffrance.
Des logements commencés parfois il y a dix ans, voire quinze et qui, faute de moyens, ou alors par laissez-aller, n’ont pas été achevés. C’est la vérité qui a été assénée la semaine dernière au forum d’El Moudjahid, par le président du Collège national des experts-architectes. Effarant, mais surtout révoltant pour tous ceux qui attendent depuis des années un logement décent, pour toutes ces familles qui vivent dans des taudis ou ces milliers de jeunes qui attendent un toit pour se marier. Les chantiers ne manquent pas qui poussent dans les villes et à la périphérie des villes : des carcasses, comme on les appellent si bien, dressant leur armature de béton et de fer, mais sans séparations, sans portes ni fenêtres…. Et il y va des logements sociaux, comme des coopératives. Certains citoyens, alléchées par les projets de coopératives ont mis toutes leurs économies dans l’affaire. Le logement promis pour une courte période non seulement n’arrive pas mais il est devenu un véritable gouffre, exigeant de plus en plus d’argent. Certains, découragés, ont fini par renoncer… Des logements AADL, autre espoir des mal logés tradent également à venir… il faut patienter ! Tel est le maître mot de ces inextricables affaires de logements ! Et dire que si on finissait tous ces logements en souffrances, c’est des millions de gens qui seraient enfin logés !
S. Aït Larba