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Prolifération de chiffonniers bizarres

Après la vague de mendiantes ornées de bagues, bracelets, colliers et pour certaines de dentiers entièrement en or et qui ont subitement disparues au lendemain de leur citation dans les colonnes de la Dépêche de Kabylie laquelle s’était interrogée sur leur âge et leur habillement incompatibles avec leur “métier”, c’est au tour de groupes d’étranges fripiers de faire leur apparition en sillonnent les moindres recoins du territoire de la daïra de M’chedallah.

Ce qui attire l’attention et suscite la méfiance envers ces chiffonniers, c’est également leur jeune âge, entre 20 et 30 ans, leur accoutrement vestimentaire et autres articles, gourmettes ou montres en or, des chevalières du même métal et des téléphones portables sophistiqués, la valeur de leurs effets personnels dépassent de très loin celle de la marchandise qu’ils proposent en faisant du porte à porte et en choisissant surtout les zones reculées, loin du regard des autorités. L’autre observation tout aussi suspecte, c’est de constater d’après leurs plaques d’immatriculations qu’ils viennent des wilayas limitrophes, Médéa, M’sila ou BBA proposer une marchandise, loin de valoir un tel déplacement et cédée presque pour rien, entre 50 et 100 DA l’unité, pour un quota individuel qui n’excède guère 1 000 DA une fois totalement écoulée – un gain loin de couvrir même les frais de déplacement. Ce métier de fripiers qu’ils exercent est si peu convaincant, que la plupart des citoyens ne les laissent même pas marquer un arrêt à proximité de leurs habitations et bien souvent ils sont contraints d’user de violence pour les éloigner, ce qui ne dissuade nullement ces chiffonniers, qui reviennent le lendemain pour “embêter” ces paisibles citoyens. Qui sont réellement ces vendeurs à la sauvette ?

En l’absence d’un contrôle ou vérification des services concernés, qui ferment les yeux et laissent faire même devant un comportement aussi louche, nul ne peut apporter de réponse, si non celle d’avancer que cette activité n’est qu’une “simple couverture”.

Une opération “coup de poing” ne ferait de mal à personne, bien au contraire avec le climat d’insécurité qui sévit dans toute la région, une opération de contrôle de ces groupes de chiffonniers qui augmentent de jour en jour est vivement souhaitée par les citoyens, en particulier ceux des zones rurales.

Omar Soualah

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