La ville de Mekla submergée par les eaux

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Les dernières pluies qui se sont abattues sur l’ensemble du territoire national, en dépit de leur importance et de leur effet positif sur l’agriculture et le remplissage de barrages, ont eu des effets néfastes sur la vie quotidienne des citoyens. Ces effets deviennent en plus contraignants, quand ils se conjuguent avec les carences et les vices de réalisation de quelques ouvrages censés servir pour l’évacuation des eaux pluviales. En effet, depuis jeudi dernier, la ville de Mekla sous l’effet des grandes averses, s’est transformée en une piscine géante, dans laquelle les piétons et même les automobilistes trouvent d’énormes difficultés à circuler. On a même assisté à des piétons qui éprouvaient des difficultés à traverser la chaussée. Le pic a été atteint samedi dernier où le blocage des caniveaux a transformé la ville de Mekla en une piscine où la circulation des piétons notamment celle des personnes âgées devenait des plus difficiles avec un niveau d’eau dépassant de loin les chevilles. La raison de cette situation qui exacerbe les citoyens, lesquels craignent que cette bénédiction du ciel après plusieurs mois de sécheresse ne se transforme en malheur, serait due essentiellement aux vices de réalisations ou parfois même à l’absence des avaloirs servant à l’évacuation des eaux pluviales. Les avaloirs réalisés en parallèle à la réfection du chemin CW150 sont pour leur majorité placés trop haut par rapport au niveau de la route, ce qui empêche les eaux d’y pénétrer et donc continuent de s’écouler le long de la chaussée. Même le bitume pourtant nouvellement refait, subit les affres de ce laisser-aller des autorités, et on a constaté de visu que les eaux coulaient au-dessous de la couche de bitume ce qui engendrera inéluctablement des fissures puis l’écrasement de la couche de bitume. Cela laisse un sentiment de regret chez les habitants, qui assistent impuissants à la dégradation du chemin et ils craignent que leur grande réjouissance née de la réfection de la chaussée, ne soit que de courte durée à cause du mauvais entretien et de la mauvaise gestion de ce secteur par les services concernés, lesquels se renvoient la balle une fois sollicités ou alertés par les citoyens.

A noter que même le tronçon de la CW 150 menant vers la commune d’Aït Khelili se trouve dans la même situation – et la route est submergée par les eaux à cause de l’absence ou de l’obstruction des canaux d’évacuation. La question mérite d’être posée : A quand le réveil des parties concernées ? Celles-ci devraient veiller d’abord sur la santé et la sécurité des citoyens qui risquent de subir des séquences désastreuses de cette situation, puis de sauvegarder les ouvrages d’art réalisés à coût de milliards et qui se dégradent de jour en jour et “bêtement” au vu de tout le monde.

Mad M.

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