Des fils électriques à hauts risques

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Si ailleurs, ce sont les secousses telluriques qui créent la panique, à Saharidj c’est surtout les perturbations atmosphériques, en particulier le vent, qui sèment un… vent de panique parmi les citoyens du gros centre urbain du chef-lieu de la commune en raison des fils électriques vétustes suspendus comme une toile d’araignée au-dessus de la ville, sur lesquels le moindre souffle de vent cause des dégâts allant carrément à des véritables feux d’artifices provoqués par les câbles qui s’entrechoquent, produisant une masse électrique, aux fils qui se cassent et tombent à terre. Dans les deux cas, la vie des citoyens ne tient qu’à un… fil. Durant ce week-end, les violentes intempéries composées d’importantes chutes de pluie, de neige accompagnées de vents particulièrement violents qui se sont abattus sur la région ont fait que la plupart des citoyens, en particulier ceux des anciennes cités, ont passé pratiquement la nuit dehors, s’attendant à chaque instant à voir les foudres de… Sonelgaz leur tomber sur la tête. “A quelque chose malheur est bon”, dit le proverbe.

La tension qui s’est emparée de ces citoyens est tombée en même temps qu’est tombé un fil électrique quelque part, provoquant une coupure de courant et plongeant la ville dans le noir le plus total. Alors, ils sont rentrés chez eux pour se réchauffer et se reposer un peu avant le retour du… courant. Combien d’années va encore perdurer cette situation ? En cas d’accidents graves, qui sera civilement responsable ? Sachant que l’APC a dégagé sa responsabilité, allant jusqu’à déposer plainte contre Sonelgaz pour le motif relaté, est-ce vraiment une solution ? Est-il dans les prérogatives de la justice de condamner Sonelgaz à refaire cette installation d’envergure.

Il ne s’agit pas d’installation individuelle, mais de toute une ville qui nécessite des moyens financiers ne différant en rien d’un nouveau projet. N’est-il pas plutôt du ressort des pouvoirs publics locaux de l’inscrire à l’actif du plan de charge de l’APC et ordonner son exécution en priorité ?

Les risques et dangers qu’encourent les habitants du centre de Saharidj à chaque tempête est une urgence qui doit être prise en charge sans délai au lieu de s’enchevêtrer dans des procédures judiciaires qui risquent de prendre des années.

Omar Soualah

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