l Il y a 45 ans, le 15 mars 1962, à quatre jours de la signature des accords d’Evian, Mouloud Feraoun était assassiné par un commando de l’Organisation armée secrète (OAS). Ce jour-là, l’auteur du Fils du pauvre, ainsi que cinq de ses compagnons, Ali Hamoutène, Salah Ould Aoudia, Etienne Basset, Robert Aymar et Max Marchand (tous inspecteurs des centres sociaux créés par Germaine Tillon) tenaient une réunion de travail dans une salle du Château Royal de Ben Aknoun, sur les hauteurs d’Alger. A onze heures du matin, ils étaient froidement abattus, victimes de la haine. A cette occasion, l’Association des Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons a organisé une conférence de presse, hier, au siège du quotidien La Tribune, à Alger. Animée par Mme Louisette Caux, cette conférence est un signe de commémoration du 45e anniversaire de l’assassinat des six inspecteurs des centres éducatifs par l’AOS, le 15 mars 1962. La présidente dira que « notre association milite pour la sauvegarde de la mémoire de l’histoire commune entre les Algériens et les Français ». A cet effet, l’oratrice a souligné qu’il « faut aider la réconciliation des mémoires antagonistes ». Les historiens, enchaîne-t-elle, ont besoin d’encouragement pour l’écriture de l’histoire qui selon elle, sera basée sur des témoignages, non par sur des opinions. Par ailleurs, Mme CAUX a tenu à signaler que Jean-Philippe Ould Aoudia, fils de Salah Ould Aoudia, anime, aujourd’hui, au Palais de la culture, une conférence relative à l’opposition de son association à la loi du 23 février 2005 et les modes d’expression du négationnisme colonial.
Nabila Bel