Village enclavé

Ibourassen est un village perché à plus de 1 000 mètres d’altitude en haut de la commune d’Ath laâziz. Les habitants, quelque 1000 habitants, endurent le manque de plusieurs commodités. En effet, les citoyens occupant des habitations précaires vivent dans l’anonymat total. A ce titre, ce village kabyle ne dispose pas d’un réseau d’assainissement, ce qui risque d’engendrer des épidémies, notamment durant la saison des fortes chaleurs.

De plus, il n’existe pas de route, au sens propre du terme, qui favoriserait le désenclavement. De ce fait, la route est la seule revendication majeure de la population d’Ibourassen. Pour rappel, le village a bénéficié une fois d’une piste agricole. Ce chemin a été tracé à partir de la localité de Beni Fouda, précisément le lieudit Thala Oullili sur un rayon de 3 km, mais les travaux ne sont pas encore achevés, et ce même avec une bagatelle de 400 millions de centimes. Pour l’arrêt des travaux et d’un oubli, il a contraint les citoyens à décider de la fermeture du siège de la mairie il y a presque 3 ans. Les autorités locales ont repris les travaux et cela avec une autre enveloppe de 600 millions de centimes pour l’exécution d’un petit pont « dallons ». Mais les travaux vont à pas de tortue. Il convient de souligner que le hameau D’Ibourassen est situé sur un relief montagneux, ce qui a retardé l’avancement des travaux. Face à cette pénible situation, les citoyens se trouvent dans l’obligation des dégourdir les jambes sur une distance de 3 km avant d’arriver à l’arrêt de transport de Beni Fouda. Ces citoyens pensent au retour, puisqu’ils sont obligés de louer des clandestins à raison de

300 DA. En somme, Ibourassen est enclavé et aux pouvoirs publics de se pencher sérieusement sur ce cas rare en Algérie.

Amar Fedjkh