« Que d’eau ! que d’eau ! que d’eau ! » Ces mots que Mac Mahon auraient prononcé devant le spectacle des graves inondations de Toulouse en 1876 ont été répétés par les membres de l’exécutif communal ces derniers jours. Les dernières pluies, si elles ont été globalement bien accueillies par la population de la commune laquelle augurait juste avant d’une année compromise, ont amené avec elles leur lot de désolation sur tout le territoire de la commune.
Routes obstruées, glissement de terrains, débordement des fossés, menaces sur certaines habitations, effondrement de vieux murets… pour les dégâts physiques, on n’en signale aucun du côté de l’APC.
« Nous avons fait tout ce qui est en notre pouvoir pour déblayer les routes et atténuer la menace qui pèse sur certaines habitations. L’exécutif communal renforcé par Tamendjari a été sur le terrain avec tous les moyens humain et matériel dont nous disposons pour éviter que les choses se gâtent encore plus ! », nous déclare le P/APC, Mouloud Ramoul. Si le CVO2 coupé à Aherdhoud (ce qui a d’ailleurs forcé les usagers à faire un grand détour par Sidi Aïch) il a été rapidement rétabli à la circulation, si à Ikedjane, précisément à Tizemourine, les déblais du glissement de terrain ont été nettoyés, si le nettoyage du CW N°13 a été pris en charge à plusieurs endroits par la régie communale, il reste que la menace qui pèse sur les habitations de certains citoyens persiste toujours ?
Brahimi, l’un de ces citoyens, dont les travaux de nivelage du terrain destiné à l’érection des locaux commerciaux, ont fragilisé son habitation au point d’en faire une proie facile aux dernières pluies, est toujours sous le choc.
Sa maison risque de s’écrouler à tout moment. Tout le monde s’interroge, pourquoi on n’a pas construit un mur de soutènement après le nivelage. Va-t-on le réaliser maintenant en urgence ?
Le P/APC nous appris que lui-même ainsi que des responsables du CTC et de la subdivision de l’urbanisme se sont déplacés sur le lieu pour constater les dégâts et prendre les mesures d’urgence face à ce genre de situation.
Ce n’est malheureusement pas le seul cas existant au niveau de la commune. En tout cas, cette dernière tempête a montré la fragilité de nos villes et villages face aux crues. « C’est pendant les beaux jours qu’on devrait penser à nettoyer les fossés, les ponts busés, les dalots… bref à faire le nécessaire pour éviter des surprises en cas de pluie, gérer c’est prévoir ! nous, on ne prévoit rien, on dort comme les Rois Fainéants jusqu’à ce les crues passent sous les pans de nos burnous alors on s’agite inutilement ! » nous dira un vieux qui regrette le bon vieux temps.
Boualem B.