« Le retard enregistré dans la concrétisation de l’ambitieux projet d’investissement du groupe émirati Eâmar est dû à la question de la localisation qui nécessite un assainissement au niveau du terrain « . C’est ce qu’a déclaré le directeur général de l’investissement au niveau du ministère des Participations et de la Promotion de l’investissement, pour mieux expliquer la situation, lors de son passage, hier matin, sur les ondes de la Radio nationale. Hamoud Benhamdine a formellement démenti les informations concernant le renoncement, pour cause de blocages bureaucratiques du groupe émirati Eâmar quant aux importants investissements qu’il devait effectuer dans notre pays dans divers domaines d’activités. Hamoud Benhamdine a affirmé que les services du ministère sont toujours en relation avec ces investisseurs qui ont manifesté leur intérêt à être là. Plus explicite, il dira « je peux vous confirmer qu’ils n’ont pas renoncé à être parmi nous puisque leurs sociétés sont en phase d’être créées ». Le responsable déplore toutefois, le retard enregistré dans la concrétisation des ambitieux projets du groupe Eâmar, par le fait qu’ils soient « très importants » et qu’ils représentent « plusieurs milliards de dollars ». Selon l’invité de la Chaîne III, ce projet comporte plusieurs composantes et pour les faire avancer en synergie » c’est quelque chose de compliqué « , à cause de la localisation qui nécessite un assainissement au niveau du terrain. Plus rassurant, M. Benhamdine a ajouté que la contrainte est en phase d’être levée puisque les services concernés travaillent sur la question de la disponibilité du terrain. La reconnaissance des sites suppose un assainissement. La complication de la question du terrain est due essentiellement aux choix voulus par les investisseurs qui » demandent des surfaces importantes, vu l’ampleur de leurs projets », a-t-il souligné. Suite à des informations faisant état du désistement de la part du groupe émirati présidé par Mohamed Ben Ali Al-Abbar, le premier responsable des investissement au niveau du département de Hamid Temmar a tenu à apporter ces éclaircissements. Pour rappel, le patron de Eâmar avait présenté en juillet dernier au président de la République les maquettes de grands projets de restructuration urbaine dans la capitale. Ces investissements portent entre autres sur le réaménagement et l’agrandissement de la gare centrale pour accueillir 80 000 voyageurs par jour, la construction d’un hôtel, d’un centre commercial et de trois tours de bureaux, qui sont estimés à quelque 28 milliards USD sur plusieurs années. En outre, le groupe émirati a prévu d’injecter des capitaux pour la construction de marinas, d’hôtels de luxe, de bureaux et d’appartements de haut standing, ainsi que d’une « Cité de la santé », sur le front de mer, face à la baie d’Alger. Il a envisagé aussi, de construire sur la côte Ouest d’Alger, précisément à Zéralda, un complexe touristique comprenant des résidences de vacances, un hôtel de 500 chambres, un terrain de golf et des centres commerciaux.
D’autre part, M. Benhamdine a saisi l’opportunité pour confirmer que notre pays a terminé l’exercice 2006 en enregistrant un flux de plus de 3 milliards USD en investissements directs étrangers( IDE) dans différents domaines hors hydrocarbures, à savoir, dessalement, engrais, services… Pour l’année en cours, le responsable n’a ni confirmé ni infirmé le chiffre avancé par certains cercles de 8 milliards USD d’investissements attendus, en se contentant, simplement, d’indiquer que l’Algérie table cette année sur un flux de « 4 à 8 milliards ».
Nabila Bel
