La Dépêche de Kabylie : M. Boudjeloud, comment se porte le MBB ?ll A. B. : Au vu de tout le travail que nous avons réalisé durant cette saison et des résultats auxquels nous sommes parvenus, je dirai que le club ne se porte que bien.
Quels sont ces résultats ?ll La liste peut être longue, mais voyez le volley, aussi bien chez les dames qui sont logées à la première place dans la course au titre, que des messieurs qui disputent les plays-off ou encore de l’athlétisme dont les résultats sont éloquents… Mais en général, dans chacune des douze disciplines, nous avons atteint l’objectif recherché. Nous avons incorporé de nouvelles disciplines à l’exemple du judo, du karaté, de la boxe, qui font office d’école. Néanmoins, nous avons pu également arracher des titres en petites divisions, notamment de champion d’Algérie et de troisième place en boxe. Alors que nous avons carrément exclu d’autres disciplines, comme la natation, le football, la voile et le handisport.
Pourquoi ces exclusions ?ll Il est certes toujours difficile d’être liminés ainsi de ce grand corps de ces disciplines, et c’est toujours avec regret que nous le faisons, mais quand il y a mauvaise gestion ponctuée par des absences de bilans, on ne peut qu’être catégorique et conséquent avec soi-même. Il y a aussi le tennis qui reste un point noir dans notre gestion et cela comme vous le savez, à travers certains problèmes qui nous opposent à la Ligue.
Comment justement ont évolué les choses ?ll Après le refus de la Ligue de Bgayet qui a été des plus catégoriques pour affilier notre section, c’est avec un pincement au cœur que nous nous sommes dirigés vers Sétif qui a bien voulu nous établir des licences. Cette situation plus que décevante, a été rendue publique et je l’ai même portée à l’arbitre des instances et de la DJS qui se doivent réagir et trancher.
Allez-vous participer au prochain challenge de tennis ?ll Non, nous n’allons pas participer à ce tournoi, qui n’aura d’ailleurs pas lieu.
Quels sont les problèmes que vous rencontrez dans la gestion des autres disciplines ?ll A l’exception de ce problème avec la Ligue de tennis qui d’ailleurs n’a plus sa raison d’être, nous n’avons pas d’autres problèmes majeurs.
Et sur le plan des moyens ?ll Sur ce plan, nous continuons à subir le martyre avec les maigres subventions que l’on nous attribues. Nos responsables doivent savoir qu’avec autant de disciplines, nous devons disposer d’une plus grande considération. Voyez des disciplines comme les boules, le tennis, le karaté, le badmington avec tous les challenges, qui attendent un peu plus de six internationaux, elles ont été oubliées lors de l’affectation des subventions. De plus, nous ne disposons que d’un seul bus, ce qui demeure une goutte dans un océan.
Le mot de la fin ?ll On est des professionnels, mais notre statut est celui de simples amateurs, une situation aberrante et incompatible à plus d’un titre. A Annaba, notre équipe de volley-ball qui disputait un challenge national était logée modestement, alors que nos adversaires étaient chichement installés dans le luxe de Rym El Djamil, n’y a-t-il pas concurrence déloyale. Comment, dès lors, rivaliser avec de tels adversaires ?
Entretien réalisé par M. O.
