Revoilà les fêtes

Bien qu’il semble jouer aux prolongations, l’hiver est en train de tirer sur sa fin. Au revoir les frimas et la pluie : place au soleil, à la bonne humeur et à la fête !

Plutôt aux fêtes, puisque c’est de mariage qu’il s’agit. En fait, les noces ne se sont jamais arrêtées, même au plus fort de l’hiver, mais c’est à la belle saison que l’on se marie le plus : l’été, bien sûr, mais aussi le printemps. En tout cas le tintamarre des klaxons des cortèges a repris et les salles de fête, dans les villes, s’animent.

En fait, beaucoup affichent déjà complet pour toute la saison, tellement la demande est forte ; évidemment, le choix du printemps pour se marier, peut varier d’un individu à l’autre. Certains sont pressés de s’installer et ne peuvent attendre l’été, d’autres le font par arrangement, les fêtes étant trop nombreuses dans la famille, pour les regrouper toutes en été, d’autres le font… pour ne pas inviter beaucoup de monde, les gens étant pris à cette période, etc.

Mais ne faut-il pas voir également, dans le mariage du printemps, la résurgence –évidemment inconsciente chez beaucoup de gens- de croyances anciennes. Chez les Berbères, en effet, le printemps est un symbole de renouveau et de fécondité et, autrefois, beaucoup d’unions se célébraient à cette occasion, pour bénéficier de ses augures.

Aujourd’hui encore, dans les montagnes de l’Atlas, on célèbre les fiançailles du printemps, on procède au mariage symbolique d’adolescent, pour favoriser la fertilité des champs et attirer la bénédiction.

S. Aït Larba