Au moins trois casemates ont été démolies et une trentaine de bombes artisanales désamorcées, tel est le bilan de l’opération militaire ayant ciblé encore la semaine passée, le maquis de Sidi Ali Bounnab.
Exploitant des renseignements fournis par leurs agents de liaison, les forces de l’ANP ont orienté leur machine de guerre dimanche dernier vers cette zone sensible. Le lieu de poste 9 et la partie est de ce maquis seront intensément torpillés à l’arme lourde, puis à intervalles réguliers durant deux jours par deux hélicoptères de combat. Au troisième jour de l’opération une bombe artisanale a explosé, là, faisant deux blessés graves dans les rangs d’un détachement militaire. L’on a fait état également d’un affrontement contre une patrouille de l’ANP et une serriate sanguinaire dont plusieurs éléments ont pu prendre la fuite.
En termes à peine voilés, nos sources expliquent qu’il est pratiquement impossible plutôt difficile, pour l’armée de progresser vers les zones intensément pilonnées. Les brigades de l’armée qui utilisent en pareille circonstance des bulldozers ont pu, cependant, déminer plusieurs sentiers dans cette vaste zone s’étendant sur plus de six km d’Iwaryachen à Aït Ouarzedddine.
Une trentaine de bombes artisanales y ont été désamorcées. Et armes au poings, les éléments des différents cantonnements installés ici depuis deux ans surveillent les alentours.
On traque, là, et dans d’autres maquis avoisinants – Boumahni, Ouled Boudoukhane près de Chabet, l’ex-Palestro ou Mizrana plus de 250 terroristes actifs. Certes, on est loin du temps où les groupes terroristes lançaient des collines leurs roquettes. Mais l’on ne peut sous-estimer leurs capacités de nuisance.
Ayant compris cela, l’armée se redéploie pour annihiler la force de ce satellite d’El Qaïda. Avoir à l’usure sous forme d’embuscade les serriates sanguinaires divisées le plus souvent en groupuscules réduits particulièrement à la périphérie des centres urbains. Le dispositif securitaire est renforcé en Kabylie, dans cette optique.
Salim Haddou
