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“La professionnalisation du marché passe par le contrôle technique”

La nécessité pour le marché des voitures de répondre aux normes de sécurité des véhicules a été l’objet de l’intervention, sur les ondes de la Chaîne III, de Mohamed Bairi, président de l’Association des concessionnaires qui a longuement insisté sur les assurances que doit fournir le concessionnaire aux clients. Le bilan dressé par l’hôte de la Radio en ce qui concerne le marché automobile était très négatif. En sus du fait que certains garagistes s’adonnent à la vente des pièces de rechange contrefaites, faisant fi de l’obligation des concessionnaires de fournir des pièces d’origine, Mohamed Bairi qui a fait savoir qu’au moins 15 000 voitures ont été importées avec de faux documents, relèvera que certaines marques européennes fabriquées en Asie ne répondent pas aux normes.

La raison est imputée à la réglementation nationale qui fait de l’Algérie le seul pays du Maghreb qui n’oblige pas les importateurs à ramener des véhicules avec airbag. La solution suggérée par M.Bairi pour  » professionnaliser » le marché est le recours au contrôle technique des voitures neuves. De ce fait, le président de l’Association des concessionnaires développera que désormais tout client qui se présente à un revendeur, doit trouver de la pièce de rechange disponible et aura surtout un bon de commande car il estime qu’  » il ne suffit pas de vendre mais il faut accompagner le client avec le maximum d’assurances et de garantie « .

Il ajoutera dans ce sens, que l’Algérie ne peut qu’adhérer à cette démarche du fait qu’il y a obligation de la réglementation de l’homologation (contrôle de la fiabilité technique) et expliquera que les autorités qui ont décidé d’être plus vigilantes sur l’importation des véhicules neufs forcent les concessionnaires « à déposer une fiche technique des échantillons aux services des mines pour le contrôle technique par rapport à la réglementation en vigueur ».

M.Bairi rapportera également le souci des concessionnaires qui revendiquent depuis longtemps déjà un projet qui régulera leur activité et une plate-forme « des actions de sensibilisation en faveur de l’automobiliste en lui expliquant au maximum les normes techniques du véhicule et le danger de la contrefaçon des pièces de rechange ».

Sur un autre registre inhérent à l’évolution du marché des véhicules neufs, le président de l’association soulignera qu’une certaine stagnation caractérise cette activité et chiffres à l’appui, il révélera qu’avec des importations dont la valeur globale est estimée à 1,3 milliard de dollars, il y a eu 152 000 voitures importées en 2006, contre 185 000 en 2005. En terme de valeur, il est utile de souligner que le marché algérien de l’automobile compte actuellement une trentaine de concessionnaires installés, dont 26 font déjà partie de l’association que préside M.Bairi. Quant au marché d’occasion qui, selon M.Bairi,  » va se créer de lui-même « , essentiellement à cause de l’interdiction des véhicules de moins de trois ans même si une certaine régression a été constatée par rapport aux années précédentes, un projet pour la reprise de ce marché qui va être soumis aux autorités concernées et aux banques est en préparation par les concessionnaires.

H.Hayet

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