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Deuxième édition de la semaine de l’artisanat

L’Association culturelle : “Les amis de Tadmaït” a organisé sa deuxième édition de la semaine de l’artisanat du 21 au 26/03/07, en collaboration avec l’APC de Tadmaït, de l’APW de Tizi Ouzou, de la direction de la culture de T. O. de la DJS, du HCA et de la direction de la PME.

En se rendant à Tadmaït, sur l’axe principal de l’ex-camp du Maréchal, la voix sonore du chantre de la chanson Kabylie, le rebelle éternel, Matoub Lounès, vous attire et vous mené directement vers le site retenu pour cette fête culturelle de l’artisanat.

Portail grand ouvert, les membres ou adhérents de l’association vous accueillent avec un grand sourire. L’immense cour de l’école primaire “Bayou Amar” du centre-ville, grouillait de monde. Toutes les classes du rez-de-chaussée ont été occupées par des exposants venus des environs. Certains bravant le froid de ces dernières journées, sont venus de Aït Mislaïène (Daïra de Aïn El Hammam) pour exposer leurs tapis. Boumaraâf Messaouda et Kalidj Khadidja, venues de Khenchela et de Biskra ont répondu favorablement à l’invitation de l’Association des “Amis de Tadmaït” en exposant des tapis, spécifiques à la région. Les prix des tapis d’Aït Mislaiène, varient entre 5000 DA à 15 000 DA. La différence n’est pas de taille avec ceux des régions du Sud. Les tableaux de peinture sur soie de Ali Makhlouf attirèrent les regards des présents. Les habits traditionnels de l’atelier de couture de Mekla garnissaient les murs de la classe pleine de monde dont la plupart étaient des femmes et des jeunes filles. Les prix affichés “sont à la portée des bourses modestes. Ils varient entre 400 et 600 DA pour les robes de fillettes et de 500 à 6000 DA, pour les robes de femmes”.

Abed Amar, artiste peintre et créateur, revient pour la deuxième fois à Tadmaït et exposa dans la même classe son petit trésor constitué de dessins, tableaux faits au simple crayon de papier mais avec soin et art. Vous pouvez admirer les portraits des chanteurs algériens et égyptiens (anciens et nouveaux), de sculptures sur bois, des dessins sur verre, des tableaux de l’ancien Isser-ville (ville natale), notamment la rue principale et la salle de fêtes datant de 1933, enfin des bâteaux demandant une patience sans limite. La nouveauté d’aujourd’hui est un aquarium recouvert de plastique blanc fondu, en guise de neige.

Le jeune T. Hocine fabricant et réparateur de garniture, s’est distingué avec les fauteuils et rideaux qu’il loue lors des mariages, fiançailles et circoncisions, pour 4000 DA à 6000 DA la nuit.

Les deux sœurs Sekaï, de la même commune, se sont déplacées avec leurs ustensiles et objets d’argile locale, jarres, anses, porte-bougies, plats, plateaux, bols, etc., fabriqués avec soin, et décorés adroitement aux motifs berbères, au grand bonheur du public. Signalons que la CNAS, l’ANSEJ, la PME, la CNAC, à travers leurs représentants, ont tenu, à la veille de l’événement, une réunion avec les jeunes pour les orienter et leur expliquer les modalités de création d’entreprises, les modalités et conditions de crédits pour leurs projets.

Mohand N’Tighilt

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