La Dépêche de Kabylie : Pensez-vous avoir échappés définitivement au purgatoire?ll Rachid Sahraoui : Pratiquement, on a assuré le maintien. Mon équipe reste sur un nul devant le DC Boghni et une précieuse victoire face à l’US Dellys. Nous avons perdu bêtement des matchs, pourtant à notre portée. Mais on doit faire un bon résultat à Bordj Ménaïel.
On pense que votre effectif est quelque peu amoindri…ll Notre stratégie actuelle est surtout d’incorporer des juniors. D’ailleurs, ces derniers réussissent bien. Ils vont profiter pour être titularisés la saison prochaine.
A une journée de la fin du championnat, avez-vous déjà tiré des leçons ?ll Il ne faudra pas oublier que les joueurs manquent de motivation en raison des moyens dérisoires dont dispose le club. Ce qui est à l’origine de cette saison difficile et ratée est à imputer aux mauvais recrutements. D’ailleurs, si je reste à l’Etoile, je refuserai qu’on ramène des joueurs d’ailleurs.
Vous dites, si je reste à l’Etoile. C’est-à-dire ?ll C’est vrai, car il m’est venu à l’esprit plusieurs fois de quitter le club à cause du manque de moyens d’un côté, et des problèmes de l’autre. Plaçant l’intérêt de l’équipe sur les autres considérations, je suis revenu sur ma décision. Pour continuer, je reposerai toujours mes conditions.
Qu’est-ce que vous pensez faire à l’avenir ?ll vaut mieux s’occuper de nos jeunes catégories et leur donner une bonne formation que de faire des recrutements inutiles. Je préfère un jeune de notre école de football à une «vedette» d’ailleurs. Il faudra fixer les objectifs, donner les moyens puis exiger les résultats.
C’est la pire saison que l’Etoile a connue. N’est-ce pas ?ll C’est exact. Nous avons subi énormément de pressions. Avant chaque match, c’est un calvaire. Parfois, on a trouvé des difficultés à aligner une équipe. Au sein du club, il manque beaucoup de régularité dans les entraînements.
Que diriez-vous à la fin ?ll On ne peut avoir une équipe qui va jouer les grands rôles si on ne met pas à la disposition des joueurs, des moyens. Il faudra adopter une autre stratégie. Chacun doit jouer son rôle. Et que personne ne s’immisce dans le domaine de l’autre. C’est une condition sine qua nom. Il faudra aussi changer de mentalités.
Amar Ouramdane
