La mosquée du village Ath Oualvane dans la commune de Saharidj est depuis une dizaine de jours sans imam, après le départ du dernier imam officiant dans ce lieu de culte. Nous avons appris cela, auprès des fidèles qui la fréquentent.
C’est la deuxième mosquée de la région à se retrouver sans imam ces derniers temps après celle de Oued El Bared dans la commune de M’chedallah. Curieusement, ce sont deux mosquées qui présentent la même spécificité (situées toutes les deux dans des lieux reculés et dont les deux villages ne sont pas dotés de détachements de corps de sécurité fixes).
S’agit-il d’une mauvaise programmation des mouvements (affectation) des imams auxquels on donne l’ordre de rejoindre un autre poste avant que n’arrivent leurs remplaçants ou des initiatives individuelles de ces fonctionnaires qui abandonnent leurs postes sans en aviser leur hiérarchie ? Dans les deux cas, le résultat est le même et c’est la même question qui revient, est-ce vraiment le moment de laisser une mosquée de surcroît isolée sans imam ?
A-t-on déjà oublié que c’est à partir de mosquées non contrôlées, que les problèmes qu’a connu le pays ont commencé, car ayant servi à l’endoctrinement et au recrutement en puisant dans les rangs des jeunes incultes, illettrés les fréquentant. Il va sans dire que le positionnement et la stabilité des imams doivent être traités avec célérité et avec le plus grand sérieux.
Rappelons que ce même imam de la mosquée d’Ath Oualvane s’était illustré par des absences répétées, signalées en leur temps dans les colonnes de notre journal.
Omar Soualah
