Il sera drivé par l’ancien député et membre du bureau national du parti de Amara Benyounès, Mohand-Arezki Boumendil et Kamel Haddad, avocat de profession et militant de la formation de Réda Malek.
La scène politique de la wilaya de Tizi Ouzou verra la participation à ces joutes, d’un ministre en exercice qui conduira la liste du FLN. Il s’agit du ministre de l’Habitat et ancien wali de la Tizi, Mohamed-Nadir Hamimid. Fait inédit pour un ministre en fonction. D’autant plus que Hamimid n’est pas natif de Tizi-Ouzou, ce qui contredit la déclaration du secrétaire général de l’ex-parti unique, Abdelaziz Belkhadem dans sa conférence de presse d’avant-hier au sujet des ministres de sa formation, instruits à se présenter têtes de listes dans leurs wilayas respectives.
Autre révélation pour ce rendez-vous électoral : la validation de la liste des indépendants, conduite par le désormais ex-délégué dialoguiste, Mohand Iguetoulene. Une candidature à la candidature qui a suscité des réactions divergentes au sein de la structure du Mouvement citoyen des archs. D’ailleurs, il n’est pas exclu de voir cette mouvance se déchirer davantage lors du conclave extraordinaire prévu ce jeudi, entre les favorables et les opposants à cette élection.
Sur 11 groupes d’indépendants ayant retiré les formulaires de candidature, la commission de validation, constituée de magistrats de la cour de Tizi Ouzou, n’a retenu que deux. Ainsi, en plus de celle conduite par Iguetoulene, la seconde liste d’indépendants sera drivée par le médiateur de la République, en la personne de Mansouri.
Le parti d’Ahmed Ouyahia a, quant à lui, renouvelé sa confiance à l’actuel député et coordinateur de wilaya, Tayeb Mokadem. Nourdine Ait Hamouda mènera la liste du RCD.
Les islamistes seront également présent avec trois formations politiques. Il s’agit du MSP de Abou Djera Soltani, avec comme tête de liste un militant des Ouadhias, Moukah en l’occurrence, comme pour changer de « réservoir » qui était par le passé localisé à Draâ Ben-Khedda, réputée pour être la ville qui abrite le plus d’électeurs favorables à ce parti. Celui, ci sera donc concurrencé par ses deux frères-ennemis, Ennahda qui a jeté son dévolu sur la personne de Bedoud Karim et Moulay Ali Abdelkrim pour le parti El Islah. Arezki About est placé en tête de liste du parti RPR (Rassemblement pour la république) et Kamel Talbi pour le FNIC (Front national des indépendants pour la concorde). Le PNSD (Parti national pour la solidarité et le développement) est conduit par Youcefi Yahia, AHD 54 par Rezig Moussa, le MJD (Mouvement pour la jeunesse démocratique) par Me Amghar Alloua, le RA (Rassemblement algérien) par Tachour Hamid, le FNA (Front national algérien) par Belkaid Djaffar, le MNE par Khali Malik, le MEN (Mouvement de l’entente nationale) par Moubarak Mohamed, le FND (Front national démocratique) par Baâziz Mohamed, le MNJA (Mouvement national de la jeunesse algérienne) par Zemouche Mabrouk.
Sur l’ensemble des partis ayant eu le quitus de la commission de validation, seul le PST est représenté par une femme en la personne de Soumia Salhi. Quant aux autres partis qui ont également dépassé le cap de la commission de validation, entre autres, El Infitah, le PRA, le PT et le MNND (Mouvement national pour la nature et le développement), il nous a été impossible d’avoir les noms de leurs candidats qui prendront part aux législatives.
La campagne électorale sera ouverte officiellement jeudi 26 avril prochain soit 21 jours avant la date du scrutin.
M.A.T
