La Dépêche de Kabylie : Présentez-vous à nos lecteurs ?
ll M. Yahiaoui : Je suis avant tout un fervent du sport en général, l’art martial en particulier, je suis arbitre international et chargé de la formation des arbitres au sein de la Fédération algérienne de taekwondo. Aux Ouadhias je suis président de l’EPSO.
Parlons justement de l’EPSO…
ll Oui, l’EPSO (Education physique et sportive Ouadhias) est un CSA crée dans l’optique de servir la jeunesse de la commune des Ouadhias.
Cette association pluridisciplinaire regroupe le taekwondo, auto-défense de TKD (hapkido) VTT, escalade et alpinisme, tennis de table, karaté-do, et basketball. L’EPSO a à son actif plusieurs consécrations, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale.
Vous êtes considéré parmi les principales pépinières des jeunes talent en taekwondo, votre secret…
ll Non, il n’y aucun secret, nous travaillons d’arrache-pied pour nous maintenir au même niveau, notre région a une réputation à défendre. Pour cette année, nous avons pu placer plusieurs de nos athlètes dans les différentes joutes nationales, toutes catégories confondues. L’EPSO a eu également le titre de champion de la francophonie, un tournoi qui s’est déroulé en Tunisie du 17 au 19 mars dernier où Hamama Doufen à été médaillée d’or dans la catégorie des -72 kg.
Malgré ces résultats, votre association souffre du manque de moyens…
ll Effectivement, notre CSA est à l’image des autres clubs, sans moyens, nous avons dû annuler notre participation au tour régional en cadets/garçons et filles pour manque de ressources financières. Ce qui est abérrant, c’est que l’EPSO n’a reçu aucune aide ni de la DJS, ni de l’APW. On se sent lésé d’autant que nous prenons en charge des disciplines olympiques. Nous sommes aussi contraints de nous entraîner de 19h à 20h 30, ce qui est à mon sens anti-pédagogique, nous sommes un club SDF.
Un dernier mot peut-être…
ll Je voudrais remercier l’APC de Tizi n’Tleta ainsi que le P/APC des Ouadhias qui à mis à notre disposition l’ex-Sempac afin de réunir la jeunesse des Ouadhias. Un appel est lancé pour ceux qui veulent nous aider, aux autorités de la wilaya d’avoir un peu d’égard pour ces clubs formateurs, qui travaillent à la base.
Entretien réalisé par A. Z.
