l Nombreuses sont les écoles primaires qui souffrent d’énormes problèmes notamment en matière de chauffage. Si les directeurs de ces établissements toujours gérés par les communes ne ménagent guère leurs efforts en faisant des demandes pressantes afin de les aider dans leur fonction, l’implication des parents d’élèves n’est pas du tout ressentie. C’est justement dans ce but que plus de deux cents parents d’élèves s’étaient donné rendez-vous à l’école de filles baptisée au nom de la chahida Idir-Halima afin de créer une association qui puisse, peut-être, apporter ce manque.
En effet, c’est suite à l’invitation que leur a lancé M. Amar Mehani, directeur de cet établissement que finalement, après les maintes interventions dans la salle pour soulever les problèmes de cette école qui date de l’ère coloniale que l’association des parents d’élèves est née. Celle-ci est présidée par M. Kamel Aguedal. Avant de se disperser, nous nous sommes d’abord rapprochés du chef de l’établissement qui nous dira : « Cette association est tant attendue. Cette école, qui a formé pourtant des générations n’a pas eu cette structure. Je pense que maintenant le moment est venu pour travailler ensemble afin de régler tous les problèmes ». Et d’ajouter : « Sur le plan des résultats, nous avons eu toujours une très bonne place, ici, à Boghni et même au niveau de toute la wilaya. C’est une grande école : elle rassemble 250 filles ». Par ailleurs, nous avons appris que l’école n’était pas dotée d’une cantine scolaire. Ce qui inquiète aussi le directeur c’est l’absence d’un veilleur de nuit. « Toute la nuit, je suis stressé car on ne sait jamais ce qui va arriver surtout en ces moment difficiles », a-t-il dit. Effectivement, si au niveau des établissements du moyen et du secondaire existent des agents de sécurité qui peuvent, tout de même, actionner la sonnette d’alarme en cas de vol ou autre. Ce n’est pas le cas des écoles primaires qui sont à l’abandon dès la sortie des élèves.
Amar Ouramdane
