Les logements de la discorde

L’annonce de la liste des bénéficiaires de logements sociaux a provoqué un mouvement important de contestation.

C’était somme toute prévisible, au regard de la grande disproportion entre la demande et les disponibilités. Il fallait choisir les 75 heureux élus parmi plus d’un millier de postulants.

La commission a procédé par élimination. Tout d’abord en écartant tous les cas qui ont bénéficié d’aides dans le cadre de l’habitat par le passé, ensuite ceux qui disposent déjà d’un logement.

D’après les renseignements que l’on a pu avoir, il restait après les différentes opérations de tamisage quelque 120 dossiers satisfaisant les conditions d’acquisition de logements de type social. Et c’est parmi eux qu’il fallait designer les bénéficiaires.

Des contestataires ont justement remis en cause les critères du dernier choix. « C’est vrai que les actuels bénéficiaires sont tous dans le besoin mais là où le bât blesse, c’est qu’il y’a plus méritant que certains d’entre eux », affirme Mohamed qui ajoute « celui qui est sans toit depuis 10 ans doit passer avant celui qui vit ce problème depuis un an seulement ».

Le hameau Aït Ali, quartier d’Ikhelidjen, s’est mobilisé pour exiger que l’on prenne en considération le cas pathétique de Djedjiga Amoura, une vieille dame décédée quelques jours avant l’affichage de la liste. Il y’eut d’ailleurs à ce sujet une méprise de taille, beaucoup ayant cru ou voulu laisser croire qu’elle avait succombé au terme de la déception. Cette dame a laissé deux filles derrière elle. Le groupe de citoyens qui ont eu une entrevue avec le chef de daïra ont reçu des assurances que ce cas sera étudié avec toute la bienveillance possible.

De toute façon, beaucoup d’espoirs sont placés dans les nombreux recours déposés.

Amarouche