Douze ans après son introduction dans le système éducatif, tamazight continue à se chercher. En dépit de tous les postes budgétaires que le ministère de l’Education nationale accorde à cette langue, sa généralisation tarde à devenir complète.
Mais cette année, c’est de bon augure. Pour ce troisième trimestre, 250 étudiants, préparant leur soutenance dans cette discipline, sont actuellement sur le terrain afin de suivre des stages pratiques pour enseigner la langue de Massinissa. A titre d’exemple, nous avons rencontré au moins quatre d’entre elles au collège Frères-Harchaoui de Draâ El Mizan.
« Nous sommes venues pour suivre des cours présentés par nos collègues enseignants. Tout se passe bien pour nous. Nous apprenons beaucoup de choses. Le professeur d’application nous fait confiance en présentant, tour à tour, des leçons qui sont débattues en groupe », nous a confié l’une des quatre stagiaires. Pour le professeur encadreur, cela est considéré comme un point positif surtout qu’on parle toujours de la généralisation de la langue tamazight.
Avec cette promotion, il est attendu qu’une partie des collèges, des écoles primaires de la wilaya de Tizi Ouzou soit couverte. Selon les informations dont nous disposons, une autre promotion d’instituteurs est en formation à Alger.
D’ailleurs, ce même collège, que nous avons pris comme exemple, a accueilli durant la fin du deuxième trimestre un instituteur en formation à Ben Aknoun. Pour cette section, il est à noter que ces éléments ont été orientés après l’obtention de leur Bac.
Pour le moment, plusieurs collèges ont des postes vacants dans leurs cartes scolaires sans pour autant être occupés faute d’enseignants qui répondent au profil de cet enseignement que le ministère de l’Education ne voudrait pas qu’il soit un échec dès son lancement.
On croit savoir que l’année scolaire prochaine sera l’année de la généralisation de tamazight pour qu’enfin son statut de langue nationale soit effectif.
Amar Ouramdane