M Hocine Nacib, directeur des routes au ministère des Travaux publics a été l’invité, hier matin, de la rédaction de la Chaîne III. L’invité a reconnu qu’il y’a des insuffisances dans l’entretien des routes communales. Il a déclaré » qu’une enveloppe de 20 milliards de dinars, et une aide technique apportée par le ministère des Travaux publics, en apport avec un encadrement du ministère de l’Intérieur sont offerts aux municipalités « . Ce budget permettra, selon l’orateur, « d’espérer à un règlement rapide de la situation des routes « .
M Nacib a ajouté que » le ministère des Travaux publics peut prendre en charge, dans les années à venir, l’entretien et la gestion de ces routes, même si le retard et l’ampleur des tâches sont accumulés depuis longtemps ».
70% du réseau routier national est représenté par des routes communales, la plupart de ces routes se trouvent dans un état d’impraticabilité. Même si la tâche principale des APC reste de refaire chaque année le revêtement des routes, il reste que le travail superficiel qu’elles réalisent ne règle pas totalement les problèmes. Tant que des travaux en profondeur ne sont pas engagés pour une meilleure réfection des routes, les crevasses, bosses et autres nids- de-poules ne disparaitrons pas, pour autant, de nos routes.
Abordant le problème de la congestion de la circulation et les interminables embouteillages, notamment, au niveau des grands centres urbains, M. Nacib revient sur les différents projets qui ont été réalisé tels que les trémies, les déviations et les ouvrages d’art qui ont contribué efficacement à désencombrer, même un tant soit peu, la circulation dans les grandes villes, à l’image de ce qui s’est réalisé à Alger.
« Pour remédier à ce problème, un travail de coordination multisectorielle est plus qu’indispensable », a-t-il estimé, car » il faut que les infrastructures, le transport, la circulation, l’urbanisme et l’aménagement du territoire soient en adéquation », a-t-il prôné.
Par ailleurs, un très grand projet d’entretien « sans précédent », comme le qualifiait M. Nacib, est entrepris sur le réseau routier national. Ainsi, le renouvellement des couches de surface des routes sur 12 000 km, au-delà du renforcement et la modernisation du réseau routier national sur 12 500 km suivies par d’autres mesures au plan opérationnel comme la réalisation de 500 maisons cantonnières et 15 parcs régionaux sont inclus dans le programme de modernisation du réseau routier pour résorber le retard enregistré en matière d’infrastructures routières, à qui, s’ajoute également la mise à niveau de la signalisation routière. Par ailleurs, M. Nacib a estimé que seul 2 à 3 % des accidents de la circulation sont dus à l’état des nos routes. Toutefois, une enveloppe de 90 milliards de dinars est allouée spécialement pour le traitement des points qui provoquent des accidents, a ajouté le directeur des routes.
Avec une enveloppe de seulement 20 milliards de dinars pour le revêtement des routes de plus de 1500 communes, les citoyens se posent la question de savoir combien de centimes vont atterrir dans les caisses des APC pour ce faire ?
M. Mouloudj
