Arrestation de quatre suspects et une vingtaine de bombes désamorcées

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l Parallèlement à la poursuite du démantèlement des réseaux de soutien à l’ex-GSPC, particulièrement à l’Est de Boumerdès, les forces combinées de sécurité ont orienté encore leur logistique vers des zones sensibles.

De nombreux coins du maquis de Ghzerwal ont été intensément torpillé,s hier matin, par l’artillerie classique de l’ANP. Les frappes se sont concentrées, a-t-on indiqué, sur la forêt de Kaf Lehmam située à équidistance, entre Baghlia et Ouled Aïssa. Ladite zone, fortement escarpée, est considérée comme étant l’une des plus importantes bases de repli de la faction sanguinaire locale d’El Ansar.

Les serriate composant cette phalange ne se servent pratiquement, depuis deux mois, a-t-on signalé que de leurs relais pour la planification de coups d’éclat. Cinq attentats à l’explosif recensés durant les trois derniers mois – à Baghlia, Ouled Aïssa et Benchoud – auront été soit manqués soit déjoués.

Dans le même temps, les forces de l’ANP avaient, dans cette contrée, éliminé 4 terroristes, capturé deux autres, en plus du démantèlement de deux réseaux de l’ex-GSPC, composés au total d’une dizaine d’éléments. Et en prolongement de cette traque, la police judiciaire a procédé, au début de cette semaine, à l’arrestation de quatre suspects.

Deux jours plus tard, donc, un important contingent de l’ANP a fait encore mouvement vers ces monts surplombant la Route nationale et faisant face aux collines de Sidi Ali Bounab. Opérée hier, dans ladite zone ciblée, l’opération de déminage aura permis, a-t-on signalé, d’interrompre le fonctionnement d’une vingtaine de bombes artisanales. Et au moins deux autres casemates auraient été également démolies dans ce vaste maquis.

Le quadrillage militaire – similaire à d’autres ayant pour théâtre les coins de montagne de Chabet El-Ameur, Boumahni ou Adekar pour la région de Kabylie – s’assigne comme principal objectif, c’est le cas de le rappeler, d’empêcher la mobilité des hordes sanguinaires. Le pilonnage intensif ébranle celle-ci, casse tout au moins leur unité. “Prélude à leur anéantissement définitif, là où elles se terrent”, -a-t-on analysé.

Salim Haddou

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