l L’affaire Harkat à peine à moitié résolue, puisque la décision de la Ligue de football est contestée par les deux parties en conflit, à savoir la JSK et le CRB, voilà déjà qu’une autre atterrit sur les bureaux de la CRQ.
Le MCO a en effet officiellement déposé des réserves contre L’ES Sétif au sujet du joueur Benchadi qui est selon les responsables du MCO, et la réalité du terrain leur donne raison, sous le coup d’une suspension pour cumul de trois cartons jaunes.
L’ES Sétif se défend et a déjà trouvé la parade pour se sauver de cette affaire. Benchadi ne compte officiellement que deux cartons jaunes puisque sur la feuille du match qui l’opposait au CA Batna lors duquel justement le joueur a reçu son troisième carton en direct sur les écrans de la télévision qui retransmettait ce jour-là la rencontre, l’arbitre n’y a rien mentionné. Comme dirait l’autre, il paraît à priori que « le MCO a raison et l’ES Sétif n’a pas tort ». N’empêche qu’il y a panique à Sétif. Et Serrar, le président des Aigles noirs, est devenu subitement aphone après s’être égosillé à partir de Qatar pour s’inviter sans scrupule à une alliance avec les Belouizdadis contre la JSK.
Dans le langage de la rue, ça s’appelle se mêler de ce qui ne le regarde pas. Aussi paradoxalement que cela puisse paraître, maintenant qu’il est attendu pour parler, Serrar ne le fait plus. Il est pourtant plus proche des médias maintenant qu’il est rentré à Sétif. Il dit juste qu’il n’aime pas la télé, particulièrement la télé algérienne qui a montré que Benchadi a eu un troisième carton face au CAB. Mais c’est là une affaire propre à lui. Et la ligue aura certainement à trancher ce cas sans penser aux préférences, ou encore au premier amour de Serrar. Mais au-delà de toutes ces affaires qui brouillent notre football, c’est tout le championnat qui en subit un grand tort. Le plus regrettable dans l’affaire c’est que ce sont ceux-là qui sont censés assurer sa crédibilité qui lui assènent coup sur coup.
En effet, dans l’affaire Harkat comme dans cette affaire Benchadi, ce sont les arbitres et les délégués, c’est-à-dire les officiels, qui sont complètement responsables de ces « fauchages » du championnat. Et pourtant, ils ne leur est pas demandé grand-chose : juste ne pas oublier de mentionner les cartons comme ils n’oublient pas d’encaisser leurs indemnités.
Djaffar Chilab
