Les forces combinées de sécurité sont, de nouveau, la cible des frappes de l’islamisme armé particulièrement dans la wilaya de Boumerdès.
Le campement des militaires et Gardes communaux à M’Setasse relevant de Keddara a subi une attaque terroriste dans la nuit de vendredi à samedi aux environs de 22 h.
L’acte ignoble a, selon des informations recoupées, coûté la vie à quatre militaires et blessé grièvement deux éléments de la police communale locale.
Embusquée dans un champ avoisinant, la horde sanguinaire a fait usage, cette nuit-là, a-t-on indiqué de fusils-mitrailleurs.
Des éléments dudit cantonnement qui se déplaçaient à cet instant précis, entre les tentes seront surpris par les rafales meurtrières. Trois militaires sont tués sur le coup, en plus de trois blessés grave dont un soldat de l’ANP et deux Gardes communaux.
Le moment de panique passé, les forces de sécurité ont organisé la riposte et contraint les assaillants au nombre indéterminé à battre en retraite.
L’un des trois blessés – évacués avec les dépouilles militaires tués vers un hôpital de la périphérie – succombera peu après, a-t-on ajouté.
Cette énième acte brutal aura été diaboliquement planifié selon toute vraisemblance, par une serriate de la phalange islamiste d’El Feth s’étendant – si l’on prend en compte un ancien organigramme du GSPC – de Keddara à Aïn Taya en passant par Réghaia.
Une autre faction de l’islamisme armé a planifié, moins de cinq heures auparavant, une embuscade meurtrière à une patrouille de gendarmes au village côtier du Figuier, 3 km à l’Es de Boumerdès. Là, selon nos informations, un élément du groupe terroriste avait placé un FMPK sur un promontoire jouxtant un institut de la formation professionnelle. Cible des frappes terroristes, ladite patrouille a déploré un mort dans ses rangs en plus de deux autres blessés. L’intervention des renforts aura permis d’abattre un des assaillants en fin d’après-midi alors que ses acolytes ont pu prendre la fuite.
L’ex-GSPC, sitôt officiellement affilié à l’organisation terroriste transnationale d’El Qaïda, manifeste sa présence de manière sanglante. La série d’attaques meurtrières signée depuis janvier 2007 – et bien avant l’attentat suicide contre le Palais du gouvernement d’Alger, suivis d’autres attentats à la voiture piégée à Bab Ezzouar avec un bilan d’une trentaine de morts et des dizaines de blessés – est conçue pour démoraliser le moral des services de sécurité et des citoyens.
L’islamisme armé, dont les capacités de nuisance ont été souvent mésestimées ces dernières années, se joue maintenant, chose révoltante, des services de sécurité. Dans le même temps, il prouve qu’il peut vivre au détriment des citoyens, en rackettant ici et là à outrance.
Racket s’ajoutant aux rapts avec rançon et aux attaques à main armé pour le vol d’importantes sommes d’argent comme ce fut le cas hier à Béni Douala.
Le décor des années de fer et de sang risque d’être réimplanté en Kabylie et d’autres régions du pays.
Salim Haddou
