l Les dizaines de familles algériennes endeuillées par les attentats de mercredi dernier, représentées par la Coalition des associations des victimes civiles du conflit armé en Algérie ; Djazairouna, ANFD Soumoud, CFDA, SOS Disparus, condamnent avec la plus grande fermeté ces actes criminels qui ont coûté la vie à des dizaines d’Algériens. En s’inclinant devant la mémoire des morts, le Collectif des familles de disparus affirment que » rien ne peut différencier les morts de l’attentat du boulevard Amirouche de ceux du Palais du gouvernement, du commissariat de Bab Ezzouar ou des enterrés sous X pendant la décennie rouge ». Il renchérit que » le pire est à craindre » car il estime que “ ces huit années de confusion, d’autoritarisme et de confiscation de libertés ne peuvent être sans conséquences sur les ressorts de défense de la société algérienne « . Ce que propose alors le CFDA est d’ouvrir, dans l’urgence, le débat le plus large sur les moyens à même d’amorcer une solution garantissant le droit des victimes et le jugement des assassins et appellent tous les partis politiques, les associations et les personnalités nationales à peser pour qu’ » il soit mis fin à l’impunité et à se mobiliser contre le terrorisme « . In fine, » les Algériens qui rejettent la violence comme moyen d’expression » sont conviés à se recueillir à la mémoire des victimes du 11 avril, en observant une minute de silence ce mercredi à 11h.
R.N.
