La Dépêche de Kabylie

Leksaci s’oppose à l’assistance technique payante du FMI

Intervenant avant-hier au comité international monétaire et financier, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohammed Leksaci a salué la reprise des négociations dans le cadre du cycle de Doha et exprimé le soutien de l’Algérie pour une conclusion au bénéfice de l’économie mondiale et mis en exergue le rôle promoteur et essentiel du FMI. Un rôle qui demeure aussi crucial en matière de promotion de la coordination internationale des politiques, d’autant plus que les progrès réalisés dans la conduite des consultations multilatérales sur les déséquilibres globaux, en tant qu’éléments du renforcement de l’activité de surveillance du FMI sont jugés  » satisfaisants « .

M. Leksaci a réitéré l’accueil favorable réservé par notre pays à l’accent mis sur le renforcement de l’efficacité et l’impartialité de la surveillance bilatérale mais indiquera n’avoir aucun besoin d’aller vers la révision de la décision de 1977 parcequ’il demeure convaincu que le cadre actuel offre la nécessaire flexibilité pour que le FMI exerce effectivement ses responsabilités. Le Gouverneur de la Banque d’Algérie proposera tout de même, si révision il y a, qu’elle soit guidée par les trois principes convenus par les Conseils d’administration et plaidera en ce qui concerne la question des quotes-parts et des voix, pour un ensemble exhaustif de réformes qui renforce la légitimité et la crédibilité du FMI à travers le renforcement de la voix et de la représentation des pays en développement, conformément au Consensus de Monterry. Tout en croyant que les réformes doivent inclure  » un amendement des statuts du FMI, une augmentation substantielle de droits de vote de base et la réforme de la formule du calcul des quotes-parts « , le premier responsable de la BA exprimera son ferme soutien à l’utilisation du Produit intérieur brut (PIB) en tant que variable principale.

Il réservera également un accueil favorable aux travaux en cours pour la conception d’un nouvel instrument de liquidités en tant qu’élément des efforts du FMI pour aider les pays émergents à faire face aux risques liés à la volatilité du compte du capital et suggérera que l’accès automatique et élevé aux ressources du FMI pour les pays éligibles doit être assuré. S’il continue à croire que l’option de vente d’or permettrait de résoudre en grande partie la question du financement du FMI, M. Leksaci s’opposera fortement à ce que l’assistance technique du FMI devienne payante et ce, au vu de son importance pour l’amélioration des capacités des pays en développement.

H. H.

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