La Dépêche de Kabylie

Réinsertion

La prison, comme chacun le sait, marque toujours, d’une façon ou d’une autre, celui qui en sort. La privation de liberté crée des traumatismes qui peuvent, une fois le détenu revenu dans la société rende difficile sa réintégration.

La famille mais aussi la société sont appelés à jouer un rôle déterminant dans ce processus de réintégration : c’est ce qui est ressorti du séminaire national sur le rôle de la société civile pour la réinsertion des repris de justice qui s’est tenu, dans la dernière semaine de mars à Touggourt.

Le recours à l’emprisonnement comme sanction d’une faute plus ou moins grave est connu depuis longtemps mais ce procédé était rare, puisque les délits étaient surtout punis par des châtiments corporels. L’extension de la prison, puis sa généralisation à l’époque moderne ont été motivées par la volonté d’humaniser le système des peines, en bannissant tout châtiment corporel.

On pensait que la privation de liberté aidait le délinquant à s’amender et, une fois l’expérience de la prison faite, à renoncer, lorsqu’il est rendu aux siens, au crime.

Hélas, ce calcul s’est souvent révélé erroné puisque de nombreux détenus récidivent. Aujourd’hui, on accorde beaucoup plus d’importance à l’après incarcération, puisque c’est une fois de retour dans la société que tout va se jouer : ou le détenu s’est réellement amendé et peut retrouver sa place dans la société, ou il est toujours ‘’déconnecté » et il retourne au crime.

C’est là que doit intervenir la société civile pour aider, notamment par le travail, le détenu à trouver ou à retrouver une place.

S. Aït Larba

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