Les hordes islamistes armés ont simultanément planifié hier et avant-hier deux autres attaques terroristes dans la commune des Issers, 20 km à l’est de Boumerdès.
Hier mardi, aux environs de 11h, deux bombes artisanales ont explosé au passage d’un convoi de l’ANP au lieu-dit Bouchakour, sur l’axe Issers – Chabet El Ameur.
Les militaires ont échappé de justesse au double attentat à la bombe. Mais un homme entre deux âges qui faisait paître son troupeau à cet endroit, sera grièvement blessé par les éclats des deux engins meurtriers. La victime a été immédiatement évacuée, a-t-on indiqué vers un hôpital de la circonscription.
Dans la nuit de lundi à mardi, aux environs de 23h, une autre attaque a été planifié par l’ex-GSPC contre des policiers qui dressait un barrage au (premier) rond point des Issers, non loin de l’ex-siège de la sûreté urbaine. Les assaillants qui ont selon des informations recoupées, stationné deux véhicules aux abords de la voie d’évitement de la RN12, firent usage d’armes automatiques. Un policier sera blessé à la jambe droite. La riposte des services locaux de sécurité a contraint les assaillants à prendre la fuite en emportant avec eux un de leurs acolytes blessé. Des traces de sang ont été, en effet remarqués hier sur le chemin de retraite de la horde sanguinaire.
Les forces locales de l’ANP se sont redéployées hier encore dans les maquis des Issers et de Chabet El Ameur. Une contrée soumise, à la moindre baisse de vigilance aux exactions de l’islamisme armé, on n’est d’ailleurs sans nouvelles du fils d’un entrepreneur enlevé par un groupe terroriste, il y a dix jours.
Depuis vendredi dernier, la périphérie immédiate de Boumerdès – Si Mustapha, Figuier, Keddara, Thenia – a été encore une fois le théâtre de la résurrection de l’ex-GSPC, 8 morts et 12 blessés se sont ajoutés à la longue liste des victimes de l’hydre islamiste.
Salim Haddou
