La Dépêche de Kabylie : Pour votre premier passage au Cabaret-Sauvage, comment avez-vous vécu vos différentes prestations durant les trois jours ?
l Sihem Stiti : Très bien. C’était la première fois au Cabaret-Sauvage mais c’est ma seconde venue en France. C’était extra ! Travailler avec Akfadou Production pour ce festival avec tant de professionnalisme m’a beaucoup plu. L’ambiance des trois jours était géniale que ce soit en coulisses avec les artistes et le personnel ou sur scène. Chaque artiste avait son moment à lui, les musiciens étaient au top alors que je n’ai jamais travaillé avec eux. On aurait cru que cela faisait des années que nous collaborions ensemble. Je sais que ce n’est pas chose facile d’organiser un festival avec autant d’artistes, mais Akfadou production a bien travaillé et le résultat est là. J’ai adoré être sur scène et chanter dans cette ambiance.
Selon vous, est-ce que ce Festival de la musique kabyle a permis de mettre en valeur la nouvelle génération ?
l Oui, je pense qu’il y a en effet une belle mise en avant des artistes de la nouvelle génération de la chanson kabyle. Ce festival a permis également de promouvoir, en plus des artistes, notre culture kabyle en France. Je pense que c’est très important.
Comment avez-vous trouvé le public de France ?
l Très chaleureux. Cela m’a beaucoup ému d’être devant autant de monde qui dégageait beaucoup d’amour, qui était fier. Toutes générations confondues. Les spectateurs se sont amusés et ils ont beaucoup aimé le festival. Je suis très heureuse et fière.
Si vous aviez un souvenir précis de ce Festival à nous confier lequel serait-il ?
l Oui, j’ai un souvenir en particulier. Avant le décès de mon père (que Dieu ait son âme), je ne travaillai qu’avec lui, il me ménageait, me conseillaits. Et pour ce festival, j’étais un peu stressée. En plus, le premier jour de mon arrivée en France, je suis tombée malade, j’ai eu une extinction de voix. J’ai cru ne jamais réussir à chanter. Mais à ma venue au Cabaret-Sauvage, tout le monde a été au petit soin avec moi. Et juste au moment de monter sur scène j’ai senti des mains se poser sur mes épaules, comme le faisait autrefois mon père. C’était Omar Akfadou qui venait de prendre la place de mon père et qui me rassurait et me motivait. J’ai été très touchée, c’était un moment très fort pour moi.
Quels sont vos prochains projets ?
l Inch Allah beaucoup de bonnes choses, de belles surprises. Mais je tiens à garder encore le suspense.
Sihem qu’auriez vous à ajouter pour le mot de la fin ?
l Tout d’abord un mot pour le public, où que vous soyez, sachez que je vous aime énormément, je ne cesserai de vous rendre hommage car vous êtes beaucoup pour moi. Je tiens également à remercier Akfadou Production, j’espère qu’un prochain festival sera organisé mais de 10 jours cette fois (rire !) et merci pour les gâteaux au chocolat et le lait (rire !). Merci à Nassima, l’animatrice du festival, aux musiciens sans oublier, Ghanou qui est mon musicien et avec qui j’ai toujours rêvé de venir en France.
Je le remercie tout particulièrement car il a respecté la volonté de mon père et il a tout laissé pour m’accompagner en France. Et enfin merci à tous les artistes avec qui j’ai passé de bons moments lors de ce festival.
Nassima Chillaoui
