Prospection de jeunes talents

l Du lycée et du CEM de la localité, les responsables de la section athlétisme ont pu lors de séances de prospection, découvrir non sans difficulté, quelques noms que normalement le destin a doté de qualités pour en faire de grands champions.

Détrompez-vous, ce ne sont pas tous des garçons ; au contraire, sur les quatre athlètes concernés, le sexe féminin domine.

Quatre jeunots, montagnards, issus de familles modestes, que seule la nature a forgé, en les y obligeant à beaucoup marcher, depuis le lieu d’habitation jusqu’à l’école.

« Un bon coureur doit d’abord être un bon marcheur, et cela, ils l’avaient tous dès le début », m’enseigna un des encadreurs.

Les encadreurs de la discipline athlétisme de la Maison de jeunes d’Aomar ont décelé dès le début chez les trois sœurs Meftah et Djioua, cette inégalable constitution morphologique, d’endurance dans les parcours de fond et la noblesse dans l’allure.

Pour l’exemple de Djioua, les entraîneurs ne s’étaient pas trompés, car quelques meetings locaux l’ont propulsé à décrocher le championnat de Bouira, mais par la suite — et il faut convenir que c’est fabuleux — il a réussi à se classer 3e au championnat national militaire organisé à Oran.

Pour les sœurs Meftah, et dont les résultats sont toujours cités en exemples, le semi-marathon organisé chaque année à Bouira, constituait l’occasion idéale pour se distinguer, tantôt améliorant leurs chronos, tantôt se classant parmi les meilleurs de leurs catégories. Mais une pépinière de jeunes talents ne dure pas assez dans le temps si on n’y prend pas soin.

En l’absence de moyens matériels et financiers, et d’un traitement jugé peu motivant, les athlètes se sont séparés pour vaquer chacun de son côté à ses affaires.

On aurait vite oublié pareille erreur si au moins des leçons avaient été tirées de cette expérience.

Mais hélas ! Jusqu’à maintenant, les athlètes livrés à eux-mêmes, payent de leur poche les frais de transport, de restauration nécessaires aux participations organisées à l’extérieur.

A. Chérif