Marchés en feu

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Est-il concevable qu’après les pluies bénéfiques du mois de mars et d’avril, les prix des fruits et des légumes continuent à grimper ?

Est-il possible que l’orange de qualité moyenne soit vendue à cent dinars, que les petits pois coûtent encore quatre-vingt dinars ? Et que dire des fèves qui se vendent à 50 dinars le kilo ? Les poivrons peuvent coûter cent dinars et les haricots deux cents : ce n’est pas leur saison, bien que ces prix, même hors saison n’ont jamais atteint ces prix. En janvier, on a parlé de sécheresse, d’absence d’eau, mais maintenant ?

L’eau a coulé à flot, les vergers ont donné d’abondantes récoltes, les paysans, quand on les interroge, disent qu’ils font de belles récoltes. Abondance en eau, récoltes généreuses mais prix brûlants : il y a quelque chose qui cloche ! en fait, si les marchés brûlent, ce n’est parce qu’ils sont soumis à la loi de l’offre et de la demande mais c’est avant tout parce qu’ils obéissent à celle des spéculateurs.

Du grossiste au petit détaillant, chacun prélève, au passage, sa marge bénéficiaire, et, si possible, la plus haute qui soit.

A la fin, un produit dont la production a peu coûté, est cédé dix fois, parfois plus, son prix de revient ! Et c’est le consommateur qui paye de sa poche les errements du système de commercialisation ! C’est le commerce, disent les spéculateurs : c’est plutôt la triche et la malhonnêteté.

S’il n’est pas interdit de faire des profits –c’est le principe même de toute économie- il est immoral de dépouiller son prochain ! aux services de contrôle et de répression des fraudes de faire leur travail !

S. Aït Larba

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