Droit de grève, droit des citoyens

Certes, la grève est un droit inscrit dans la Constitution mais comme tout droit, il est soumis à des règles. Dans le cadre de la grève, il faut un préavis, pour que les gens se préparent aux désagréments qu’un arrêt de travail peut causer, doit également comporter un service minimum, parce qu’on ne peut pas totalement paralyser un secteur de production. Si certains corps de métiers respectent globalement ces règles, d’autres en revanche ne le font pas. La grève est décidée au dernier moment, et aucun service n’est assuré… Des chauffeurs de bus, des enseignants sont mécontents, on arrête le travail pour protester !

Les usagers, qu’on n’a pas avertis, arrivent devant les bus et apprennent qu’ils ne seront pas transportés. Les enfants arrivent dans leur école et voilà qu’on leur annonce que leurs enseignants sont en grève. Ils veulent dégommer leur directeur mais protestent parce qu’il y a un retard dans le versement de leur salaire ou de leurs primes ! et puis, il y a les grèves ‘’illimitées ». Les Algériens se rappellent de la guerre des lycées de 2004 : des mois durant, les cours ont été suspendus, les élèves livrés à eux-mêmes. La grève a été annoncée, avec un prévis, ce qui était ‘’dans les règles », par contre ce qui ne l’était pas, c’est qu’une grève, dans un domaine aussi important, ait duré si longtemps !

Trois ans après, on en sent encore les effets sur le niveau des élèves ! il est peut être temps qu’on réfléchisse à ce problème et qu’on trouve un moyen, tout en faisant respecter le droit de grève, de protéger le droit des gens ! C’est-à-dire des citoyens que nous sommes !

S. Aït Larba