Nadia Nechab, jeune demoiselle originaire du village de Tanedlest, dans la commune de Ait Khellili (Mekla) vit actuellement à Vitry, en France, en compagnie de ses parents qu’elle a rejoints en 2002, il y a bientôt cinq ans. Agée seulement de 22 printemps, elle a su gravir des échelons, à travers un savoir-faire acquis, patiemment et avec la volonté farouche de satisfaire à sa soif de formation et de perfectionnement, par des stages où elle a su montrer ses compétences. En 2006, elle a reçu la distinction de « Meilleur apprenti de France » dans sa spécialité, la coiffure. La cérémonie avait réuni, ce jour-là, pas moins de quatre ministres sous la présidence de Christian Poncelet, président du Sénat Français. Venir de si loin pour atterrir si haut par la seule volonté d’une tête imaginative et créative !
« En une heure, je devais réaliser un chignon de gala, avec bijoux et maquillage pour mettre en valeur le modèle. » Et quel modèle ? Sa propre sœur Hassina, celle qui a été son premier mannequin, qui partage avec elle son amour de l’art et la soutient en toutes circonstances. Il faut rappeler que ce sentiment est aussi partagé par le père, coiffeur par vocation.
Après avoir obtenu sa première médaille d’or au concours régional puis une seconde au concours départemental, la jeune Nadia a eu l’honneur et la fierté de briller au Sénat de France où lui a été décernée la médaille d’or à l’échelle nationale. Très timide, Nadia n’a jamais caché son ambition, dès son arrivée en France. Son ambition l’avait conduite, dans sa recherche d’un stage, dans le salon de coiffure « Elody Coiffure » où la gérante, Saïda Ait Chalalet, a su la prendre en main, l’orienter et lui permettre d’obtenir son CAP et d’entamer son BEP. Aujourd’hui, Nadia vise le titre de « Meilleur Ouvrier de France ». « Jamais, je n’aurais imaginé, dans mes rêves les plus fous, vivre un moment pareil ! Je rêve, maintenant, de travailler sur les plateaux de télévision, ou encore d’intégrer les grandes maisons. »
Gageons que l’école primaire de son village natal, Tanedlest qui a vu ses premiers balbutiements,, que le collège d’enseignement moyen Si Abdellah et le lycée Smaili (tous deux de Djemaa Saharidj) qui ont su parfaire ses connaissances linguistiques et enraciner en elle les perfections des langues, seront bien fiers de leur élève.
Gageons aussi que ses concitoyens de tous les horizons verront en elle le modèle à suivre dans la réussite.
Et souhaitons que cette « mains d’or » revienne collaborer à la formation des jeunes filles de nos villages qui n’auront point besoin de… s’exiler pour se faire connaître.
Il n’y a pas que le « Palais du Luxembourg » pour féliciter nos jeunes talents, après tout !
Sofiane Mecherri
