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Arezki Aït Larbi victime de procédures burlesques

Arezki Ait Larbi, journaliste free-lance et correspondant à Alger des quotidiens français Le Figaro et Ouest-France, vient d’être arrêté par la police des frontières à l’aéroport d’Alger au moment où il allait embarquer pour Paris. C’est ce qu’a indiqué un communiqué rendu public, hier et signé par l’intéressé. Cette énième arrestation est motivée par une condamnation par défaut à six mois de prison ferme en 1997, précédée d’un mandat d’arrêt du juge d’instruction pour une affaire de diffamation. L’article incriminé était publié en 1994 « dans un journal algérien », dans lequel l’ancien détenu de Tazoult-Lambèze révélait les sévices dont étaient victimes les prisonniers.

Après l’arrestation, il a été présenté au procureur d’El-Harrach. Par la suite, il a été emmené au commissariat central d’Alger pour être, ensuite, relâché en milieu d’après-midi muni d’une convocation pour se présenter aux mêmes services aujourd’hui (samedi).

Rappelons que les autorités algériennes avaient refusé le renouvellement du passeport du journaliste au cours de l’année écoulée.

Enfin, Arezki Ait Larbi se demande pourquoi il n’a pas bénéficié des prescriptions des faits et la double amnistie présidentielle en faveur des journalistes condamnés pour délits de presse.

M. M.

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